L'Amérique rend hommage aux victimes des attentats

Barack Obama et son épouse observent un moment de silence, le 11 septembre 2009.
Barack Obama et son épouse observent un moment de silence, le 11 septembre 2009. (© La Maison Blanche/Washington. AFP - Mandel Ngan)

Le président Obama a pris vendredi à Washington l'engagement que les Etats-Unis ne faibliraient jamais face à Al-Qaïda

Le président Obama a pris vendredi à Washington l'engagement que les Etats-Unis ne faibliraient jamais face à Al-QaïdaLe président Obama a pris vendredi à Washington l'engagement que les Etats-Unis ne faibliraient jamais face à Al-Qaïda

C'est la première fois que Barack Obama présidait la journée de deuil observée à la mémoire des 2.752 victimes des attaques terroristes contre le World Trade Center.

Mais il est resté à Washington, alors qu'à New York les noms des 2.752 morts devaient être égrenés à Ground Zero, où se dressaient les gratte-ciel de 107 étages.

Vendredi, M. Obama ne s'est pas rendu à New York, où il a délégué son vice-président Joe Biden. Il a été au Pentagone, près de Washington, où un lieu de mémoire dédié aux 184 victimes du crash du Boeing d'American Airlines a été inauguré l'an dernier par M. Bush. Au matin du 11 septembre 2001, l'appareil s'était écrasé sur le bâtiment qui abrite le ministère américain de la Défense.

Cérémonie à Washington pour Barack Obama


Le président américain a observé un moment de silence à la Maison Blanche vendredi à 08h46 (14h46 à Paris), l'heure exacte à laquelle un premier avion détourné avait percuté l'une des tours du World Trade Center à New York.

Après qu'un Marine en tenue d'apparat eut fait tinter un carillon à trois reprises, M.Obama et son épouse Michelle ont incliné leur tête et observé ce moment de silence entourés d'environ 150 membres de l'administration. Puis M.Obama a redressé le chef et porté sa main sur le coeur quand a retenti la sonnerie aux morts.

"Nous ne fléchirons jamais dans la défense de notre pays, nous ne faiblirons jamais dans la traque d'Al-Qaïda et des extrémistes qui lui sont alliés", a déclaré M.Obama à cette occasion. "Renouvelons ici notre détermination à combattre ceux qui ont perpétré cet acte barbare et qui continuent à nous vouloir du mal", a-t-il ajouté.

Accompagné de son ministre de la Défense Robert Gates, le président devait aussi déposer une gerbe et rencontrer des proches des victimes.

Commémoration à Ground Zero

Une fois encore, des minutes de silence seront observées, d'abord à l'heure où le premier avion s'était écrasé sur la première tour, puis lorsque le deuxième avion a frappé la deuxième, et ensuite pour marquer l'effondrement du premier puis du second gratte-ciel.

Cette année, les noms des victimes seront lus par des proches et par des bénévoles. A la nuit tombée, 88 lampes-torches seront allumées en souvenir des opérations de secours.

La reconstruction traîne, exaspérant les New-yorkais


Le problème de la reconstruction interminable des gratte-ciel est au centre des polémiques, et la crise qui sévit depuis 2008 n'a pas aidé à accélérer le rythme. "Il est chaque année plus évident que les New-Yorkais sont de plus en plus exaspérés par l'échec des autorités à reconstruire Ground Zero", a déclaré à l'AFP Barry LePater, avocat spécialiste de construction immobilière.

Régulièrement, les autorités de la ville promettent de reconstruire "Ground Zero" selon un projet dont la version la plus ambitieuse comprenait cinq gratte-ciel, un mémorial et un terminal de chemin de fer.

Selon une enquête de l'Université Quinnipiac révélée la semaine dernière, deux habitants sur trois pensent que même le mémorial ne sera pas prêt pour le dixième anniversaire en 2001.

Selon lui, les New-Yorkais ne croient pas un mot des déclarations de l'Autorité du port de New York, propriétaire du terrain, mais qui est en conflit avec Larry Silverstein, le promoteur immobilier qui avait loué le WTC six semaines avant les attentats et qui a touché 4 milliards de dollars d'assurance.

Selon l'enquête de Quinnipiac, 25% des personnes interrogées se disent indignées par la lenteur de la reconstruction et affirment qu'ils ont même "honte" d'être New-Yorkais.

Le mois dernier, la presse locale avait révélé que les retards étaient plus importants que prévu et que du projet initial de cinq tours, dont une "tour de la liberté" très emblématique, il ne resterait que deux gratte-ciel qui seraient terminés en 2036.

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