Jérusalem : la vieille ville fermée aux Palestiniens pour deux jours

(La vieille ville de Jérusalem, quadrillée par les forces de l'ordre israéliennes, a été interdite aux Palestiniens de Jérusalem-Est après deux attaques en moins de 24h © Maxppp)

C'est une mesure exceptionnelle. Israël a décidé d’interdire l'accès à la vieille ville de Jérusalem après deux attaques meurtrières samedi. Deux Israéliens ont été tués par des coups de couteaux portés par des Palestiniens. La ville est désormais sous haute surveillance.

Un Palestinien a poignardé à mort samedi dans la vieille ville de Jérusalem un soldat, qui n'était pas en service et se promenait avec sa femme et leurs enfants, et un rabbin qui s'est porté à leur secours. L'assaillant a été tué par les forces de sécurité.

Quelques heures plus tard, un autre Palestinien a poignardé et blessé dimanche matin un adolescent israélien de 15 ans avant d'être lui aussi abattu par la police. 

La vieille ville interdite aux Palestiniens pendant deux jours

Suite a ces attaques, l'accès de la vielle ville a été interdit aux Palestiniens pour les prochaines 48 heures. Pendant deux jours, seuls les Israéliens, les résidents de la vieille ville, les touristes, les propriétaires de commerce et les élèves d'écoles pourront y pénétrer, a précisé la police.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni dimanche les responsables des services de sécurité et lundi il rassemblera son cabinet de sécurité. Dans une vidéo diffusée à télévision, le Premier ministre israéliens a affirmé qu'Israël "menait un combat jusqu'à la mort contre le terrorisme palestinien". Il a aussi demandé des mesures sévères après les meurtres de deux Israéliens. 

Le gouvernement palestinien a lui dénoncé dimanche "l'escalade" d'Israël à Jérusalem et en Cisjordanie face à la montée des tensions.

Dans les rues, une tension palpable

Les rues sont quasi vides, les stores sont baissés dans la vieille ville Jérusalem. Certains habitants craignent des représailles et la démarcation est/ouest entre le côté arabe et le côté juif semble encore plus marquée. Abdhallah Bacri n'est pas allé travaillé aujourd'hui, il est resté côté arabe par crainte de l'extrême droite israélienne. "Je travaille dans un restaurant dans la rue de Jaffah et hier il y avait beaucoup de juifs qui disaient 'on va tuer des arabes', explique-t-il. Il n'y avait pas de policiers et beaucoup de personnes avec des armes. Même collègues sont tous juifs, mais ils avaient peur de sortir. Mon patron a dû appeler un taxi pour que je rentre."

Les explications d'Etienne Monin, le correspondant de France Info à Jérusalem
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