Japon: quand des retraités travaillent jusqu'à des âges très avancés

Tokyo (Japon), le 18 décembre 2015. Japonaise dans un centre de travail pour personnes âgées.
Tokyo (Japon), le 18 décembre 2015. Japonaise dans un centre de travail pour personnes âgées. (AFP PHOTO / Toru YAMANAKA )

Aujourd’hui, un quart de la population japonaise a dépassé 65 ans. En 2060, ils seront près de 40%. Dans le même temps, avec un très faible indice de fécondité, qui ne permet pas le renouvellement de la population, si rien ne change, la population active perdra 27 millions de travailleurs. Donc, autant tenir compte de ces données, s’adapter et faire avec...


Les seniors sont désormais incontournables et fortement incités à prolonger leur vie en entreprise. «Il y a une très forte pression du marché et le déclin drastique de la main-d'œuvre va profondément modifier le comportement des employeurs», estime Atsushi Seike, professeur d'économie du travail et président de l'université Keio à Tokyo.
 
Dans le nord du Japon, une chaîne nationale de «konbini», ces supérettes multiservices ouvertes 24h/24, a commencé à former des travailleurs d'âge mûr. Quant au géant électronique Ricoh, il fait déjà régulièrement appel à de techniciens retraités pour installer des ordinateurs dans des entreprises, écoles et bureaux du gouvernement.

Pour beaucoup, le travail est synonyme de santé. 

En plus de fournir statut et intégration sociale, le travail permet d'avoir de la compagnie et de tromper la solitude. Travailler après la retraite n'est donc pas quelque chose de mal vécu. En outre, il apporte un tout petit complément salarial toujours bienvenu.

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