Le Japon s'apprête à lever l'ordre d'évacuation près de la centrale de Fukushima

Des maisons dans le bourg de Namie, dans la préfecture de Fukushima, au Japon, le 10 mars 2019.
Des maisons dans le bourg de Namie, dans la préfecture de Fukushima, au Japon, le 10 mars 2019. (YUSUKE HARADA / NURPHOTO)

Quelque 400 habitants vivaient dans la zone avant l'accident de mars 2011. 

Retour à Fukushima. Mardi 26 mars, le Japon a annoncé s'apprêter à lever l'ordre d'évacuation pour une partie de la localité d'Okuma, ville qui, avec la cité limitrophe de Futaba, héberge la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, ravagée par le tsunami du 11 mars 2011. Quelque 400 habitants vivaient dans la zone avant l'accident. 

Cette décision du gouvernement d'autoriser le retour des personnes devrait s'appliquer le 10 avril, a précisé à l'AFP un fonctionnaire, Yohei Ogino. "Les habitants vont pouvoir revenir dès que l'ordre est levé, il n'y a pas de restriction concernant par exemple les enfants ou personnes âgées", a-t-il indiqué.

"Attention aux sangliers"

Yohei Ogino admet cependant qu'il va falloir "faire attention aux sangliers" ayant envahi des espaces désertés, que "le téléphone mobile ne passe pas partout et qu'il n'y a pas encore de supermarché rouvert (juste celui de la ville voisine de Tomioka)".

Dans le cadre d'une politique de reconstruction et de retour des habitants destinée à "normaliser" le statut de la région sinistrée de Fukushima, les autorités ont hissé à 20 millisieverts par an le niveau jugé admissible d'exposition radioactive. Le seuil de 20 millisieverts (au lieu de 1 millisievert habituellement admis) est dénoncé par les organismes non gouvernementaux et dans de récents rapports d'instances des Nations Unies comme étant trop haut, notamment pour les enfants et femmes en âge de procréer. Mais le gouvernement répond que ces propos nuisent à l'image de la région.

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