Le gouvernement japonais pourrait rejeter les eaux contaminées de Fukushima dans le Pacifique

La centrale nucléaire de Fukushima en décembre 2011, 9 mois après le séisme et le tsunami qui ont ravagé la région en mars 2011.
La centrale nucléaire de Fukushima en décembre 2011, 9 mois après le séisme et le tsunami qui ont ravagé la région en mars 2011. (KYODO / MAXPPP)

A la demande de l'Agence internationale de l'energie atomique, le Japon pourrait rejetter les eaux contaminées sur le site de Fukushima dans l'océan Pacifique.

Un million de tonnes d'eau contaminée, l'équivalent de 500 piscines olympiques qui ont servi à refroidir les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Et pour le gouvernement japonais, un problème politique.

Mardi 13 novembre, l'Agence internationale de l'energie atomique (lAIEA) a demandé au gouvernement de trouver d'urgence une solution pour se débarrasser de cette eau contaminée. Elle craint une fuite incontrôlée du liquide, stocké dans un millier de citernes, en proie à un nouveau tremblement de terre.

Le rejet de cette eau dans l'océan Pacifique serait la solution la moins chère pour le gouvernement japonais, qui assure qu'elle a été nettoyée de la plupart de ses radio-éléments à l'exception du tritium. Mais cette option inquiète les pêcheurs et les habitants de la région de Fukushima. Ils veulent en savoir plus sur les effets à long terme du tritium sur la flore marine. La décision est difficile à prendre pour le gouvernement à quelques mois des jeux olympiques de 2020 à Tokyo, rapportent les médias locaux. 

Le démantèlement de la centrale de Fukushima doit durer une quarantaine d'années, et aboutir à des quantités gigantesques d'eau contaminée selon Greenpeace

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