"Situation d'urgence" à Fukushima, alors que de l'eau radioactive se déverse dans l'océan

Vue aérienne de la centrale endommagée de Fukushima (Japon), le 11 mars 2013.
Vue aérienne de la centrale endommagée de Fukushima (Japon), le 11 mars 2013. (KYODO / REUTERS)

L'autorité de sûreté nucléaire japonaise critique vivement l'opérateur de la centrale, lequel ne parvient pas à contenir l'eau radioactive qui se déverse dans l'océan. 

L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, le japonais Tepco, ne parvient pas à contrôler la fuite. De l'eau hautement radioactive se déverse dans l'océan à partir de la centrale, endommagée par un séisme et un tsunami il y a deux ans. Il s'agit d'une "situation d'urgence", a déclaré lundi un responsable de l'autorité nucléaire japonaise. Mardi 5 août, la situation n'est pas maitrisée. 

Le 22 juillet, Tepco avait reconnu pour la première fois que des eaux souterraines radioactives s'étaient probablement écoulées dans l'océan Pacifique.

Tepco mis en cause 

Cette eau contaminée a atteint une barrière en sous-sol. Elle est en train de monter vers la surface selon Shinji Kinjo, responsable d'un groupe de travail à l'Autorité de régulation nucléaire (NRA). Ce dernier s'est inquiété que cette fuite ne dépasse les limites légales d'écoulement radioactif et a mis en cause Tepco, attaqué sur sa capacité à protéger durablement le site et ses alentours.

"Les contre-mesures prévues par l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), ne sont qu'une solution temporaire, a-t-il estimé, "et Tepco ne réalise pas que l'heure est grave. C'est pourquoi nous ne pouvons tout simplement pas laisser cela à Tepco tout seul", a déclaré Shinji Kinjo.

Des estimations inquiétantes 

La compagnie a avoué fin juillet que de l'eau souterraine pleine de tritium, strontium, césium et autres éléments radioactifs ne stagnait pas sous terre, comme prétendu pendant des semaines, mais allait jusqu'à l'océan. Entre 20 et 40 000 milliards de becquerels ont fui dans les eaux de l'océan de mai 2011 à juillet 2013, date à laquelle l'opérateur a communiqué ces chiffres. C'est la première fois que Tepco publie ses estimations depuis le séisme du 11 mars 2011.

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