Démission du Premier ministre du Japon : "Les cartes vont être rebattues, mais peut-être pas du jour au lendemain", estime un chercheur au CNRS

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s\'incline après avoir annoncé son intention de démissionner lors d\'une conférence de presse à Tokyo, le 28 août 2020.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s'incline après avoir annoncé son intention de démissionner lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 28 août 2020. (MAXPPP)

Agé de 65 ans, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé son intention de démissionner, vendredi 28 août, pour raisons de santé.

Au Japon, après la démission du Premier ministre Shinzo Abe pour des raisons de santé, la question de sa succession se pose. "Le fils de Monsieur Shinzo pourrait devenir Premier ministre", avance, vendredi 27 août sur franceinfo, Jean-François Sabouret, chercheur émérite au CNRS. Il considère toutefois l'éventualité "d'élections législatives qui ammènerait un nouvau Premier ministre au pouvoir" mais "après l'élection présidentielle américaine". Pour le chercheur, "les cartes vont être rebattues, mais ça ne va pas peut-être pas se faire du jour au lendemain".

"Shinzo Abe est petit-fils de Premier ministre, neveu de Premier ministre, la politique, c'est une affaire de famille, explique Jean-François Sabouret. Je ne pense pas qu'il manquera aux Japonais. C'est un parti qui est au pouvoir sans discontinuer quasiment depuis la Seconde Guerre mondiale."

Une démission surprise

La démission de l'homme de 65 ans, pour raisons de santé, a surpris le spécialiste du Japon : "On pensait que le Premier ministre tiendrait jusqu'aux Jeux olympiques, qu'il tiendrait aussi pour pouvoir passer le flambeau au nouveau président des États-Unis. Tout cela arrive un peu tôt et nous amène à croire qu'il est vraiment malade."

"Cela dit, cela arrive à point nommé parce que le Covid-19 a été un gouffre au Japon", considère François Sabouret, qui note aussi une prégnance toujours aussi forte des tensions dans la région. "Les Chinois montent d'un cran, une opération de force sur les îles Senkaku n'est pas impossible, estime-t-il. D'ailleurs, le ministre de la Défense a dit qu'il allait peut-être survoler ces îles pour rappeler aux Chinois que les îles sont surveillées et possédées par le Japon."

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