Au Japon, deux ans après le tsunami, beaucoup reste encore à faire

Le 11 mars 2013, à Sendaï, un homme prie, à la mémoire de ses amis disparus lors du tsunami.
Le 11 mars 2013, à Sendaï, un homme prie, à la mémoire de ses amis disparus lors du tsunami. (Afp/Toru Yamanaka)

Le Japon a commémoré lundi 11 mars 2013 le deuxième anniversaire de la catastrophe du Tsunami. Malgré les milliards de yens dépensés, tous les problèmes que celle-ci a engendré ne sont pas encore réglés, et des milliers de Japonais vivent encore dans des logements de fortune.

Selon le dernier bilan officiel, le tsunami a provoqué la mort de 15 881 personnes. 2668 sont toujours portées disparues, et deux ans après les faits, des plongeurs continuent de rechercher, en vain, des corps dans les eaux d'Ishinomaki. La ville est devenu le symbole du drame vécu. Et pas uniquement à cause de photos comme celle de cette jeune femme enroulée dans une couverture.

La jeune femme enroulée dans une couverture est devenue le symbole du drame vécu le 11 mars 2011 par les Japonais.
La jeune femme enroulée dans une couverture est devenue le symbole du drame vécu le 11 mars 2011 par les Japonais. (AFP/Reuters)

Ici, la vague de 10 mètres est rentrée jusqu'à cinq kilomètres dans les terres, provoquant la mort de 4000 personnes. Le port voisin d'Ayukawa a été presque totalement rasé, huit maisons sur dix ont été détruites. 

En deux ans, beaucoup a été fait. L'Etat a dépensé 150 milliards d'euros pour la reconstruction. Malgré tout, sur certains endroits du littoral, des montagnes de débris sont encore bien visibles. On estime que sur les 17 millions de tonnes de déchets générées par le tsunami, moins de la moitié a été traitée.

La population vit encore dans des conditions précaires. Au total, si on ajoute les déplacés de Fukushima, plus de 300 000 personnes logent encore dans des habitats provisoires. Et beaucoup, traumatisés, ne veulent simplement pas revenir vivre dans leur ancienne ville.

 

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