Italie : Matteo Salvini prêt à venir à Paris et à rencontrer Emmanuel Macron pour obtenir l'extradition d'activistes réfugiés en France

Le ministre de l\'Intérieur italien Matteo Salvini, le 19 janvier 2019 à Naples (Italie).
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, le 19 janvier 2019 à Naples (Italie). (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE / AFP)

Le ministre de l'Intérieur italien a annoncé samedi avoir recensé 30 terroristes en fuite à l'étranger, dont "14 sont localisés en France". 

Il se dit prêt à venir à Paris. Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, a déclaré sur Twitter, samedi 19 janvier, être disposé à rencontrer le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, afin d'évoquer l'extradition des activistes d'extrême gauche des "années de plomb" qui se sont installés en France pour échapper à la justice. "Je suis prêt à aller à Paris pour rencontrer Macron, si cela peut être utile pour ramener ces assassins en Italie", affirme Matteo Salvini, qui est également vice-président du Conseil et chef de file de la Ligue (extrême droite).

Matteo Salvini souhaite qu'ils soient livrés à la justice pour purger leur peine de prison en Italie, comme l'ex-militant d'extrême gauche Cesare Battisti. Cet ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme condamné à la prison à vie pour meurtre, s'est évadé en 1981. Il a vécu en France puis au Brésil. Il a été arrêté cette semaine en Bolivie puis extradé, après 37 ans de cavale.

Selon le ministère, "14 sont localisés en France"

"Trente terroristes en fuite, 27 de gauche et trois de droite : les noms sont sur le bureau du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini", a annoncé le ministère de l'Intérieur. "Il s'agit de la liste mise à jour que les services secrets et les forces de l'ordre ont à nouveau élaborée après l'arrestation de Cesare Battisti", indiquent les services du ministère. Ils précisent que "14 sont localisés en France", soulignant qu'ils ne "communiqueront aucune liste, ni aucun nom".

Selon le ministère, le gouvernement italien est "prêt à des démarches officielles pour demander la collaboration aux pays hébergeant des terroristes, à commencer par Paris". L'objectif étant "d'assurer que les terroristes soient remis aux mains de la justice italienne, comme c'est arrivé pour Cesare Battisti".

Ces 14 activistes italiens ont pu se réfugier en France au nom de la "doctrine Mitterrand", selon le quotidien Il Giornale (en italien). La France n'a pas encore répondu à ces déclarations de l'Italie.

Vous êtes à nouveau en ligne