Italie : un ambulancier accusé d'avoir tué des patients pour enrichir la mafia sicilienne

Davide Garofalo, 42 ans, a été arrêté par la police de Catane (Sicile).
Davide Garofalo, 42 ans, a été arrêté par la police de Catane (Sicile). (DR)

Selon le témoignage d'un repenti, Davide Garofalo injectait de l'air dans les veines de ses victimes âgées afin de les achever. Ce qui favorisait l'activité d'entreprises de pompes funèbres liées à la mafia.

La presse italienne le surnomme "l'ambulancier de la mort". Les policiers de Catane (Sicile) ont arrêté, jeudi 21 décembre, un ambulancier soupçonné d'avoir tué des personnes en fin de vie, moyennant rétribution, pour favoriser l'activité d'entreprises de pompes funèbres liées à la mafia.

Davide Garofalo, 42 ans, aurait provoqué la mort d'au moins trois personnes âgées, malades en stade terminal, en leur injectant de l'air dans les veines pendant leur transfert en ambulance entre l'hôpital et leur domicile, où ils devaient finir leurs jours. Il avertissait ensuite des entreprises locales de pompes funèbres, liées à la mafia, qui profitaient de la détresse des familles endeuillées pour leur proposer des services funéraires. C'est en tout cas la version d'un repenti, qui a révélé toute l'affaire à la télévision italienne.

Une cinquantaine de cas suspects

"Comme les victimes étaient en fin de vie, et qu'elles seraient mortes de toute façon, il leur injectait de l'air dans les veines et le malade mourait par embolie", a raconté le collaborateur de justice. Pour chaque défunt, l'ambulancier était rétribué 300 euros par les entreprises de pompes funèbres dont il était le complice.

Trois victimes ont pour le moment été identifiées : un homme de 55 ans et un homme et une femme de plus de 70 ans. Mais la liste pourrait s'allonger, car les enquêteurs travaillent sur une cinquantaine de décès suspects depuis 2012. Deux autres brancardiers sont entendus par la police pour des faits similaires.

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