"Il est juste que je l’accompagne" : en Italie, le débat sur le suicide-assisté et l'euthanasie relancé

Du personnel prend en charge des patients en fin de vie. (Illustration). 
Du personnel prend en charge des patients en fin de vie. (Illustration).  (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

La Cour constitutionelle doit s'exprimer mardi sur ce sujet tabou dans la classe politique italienne.

Le débat sur le suicide assisté et l'euthanasie relancé en Italie. La Cour constitutionnelle se saisit de la question mardi 24 septembre. Chez nos voisins transalpins, le suicide assisté est aujourd'hui illégal mais possède de vrais partisans qui en profitent pour défendre également l’euthanasie. 

L'Église s'y oppose

Mina Welby a perdu son mari il y a treize ans. Pierluigi Welby militait pour le droit à mourir jusqu’au bout, et a été "débranché" par son médecin. Sa femme poursuit son combat. Il y a deux ans, elle a accompagné un homme atteint de sclérose en plaques en Suisse où le suicide assisté est autorisé.

Je n’étais pas joyeuse quand je suis parti avec lui. Mais en le voyant sourire et heureux, je me suis dit, moi qui suis catholique, il est juste que je l’accompagne.Mina Welbyà franceinfo

L'Église s'oppose à l'euthanasie et au suicide assisté : le Pape vient opportunément de le redire devant l'Ordre des médecins italiens. Cependant, pour l’ancien député européen Marco Capatto, poursuivi pour avoir aidé au suicide, ce n’est plus l'Église le problème. "Il y a un sondage chaque année dans le Nord-Est du pays qui dit que 78% des électeurs de la Ligue sont en faveur, assure l'ancien élu. Évidemment, c'est difficile pour un parti politique de tenir une position contre son propre électorat. La seule solution, c'est d'obtenir qu'on n'en discute pas", conclut-il. 

Certains chefs de partis veulent éviter le débat. Les Italiens sont opposés à l'euthanasie pour les malades incurables, mais largement favorables lorsque la souffrance est extrême.

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