DIRECT. Législatives en Italie : Matteo Renzi annonce sa démission de la présidence du Parti démocrate

Matteo Renzi prononce un discours de campagne, le 21 février 2018, à Messine (Italie).
Matteo Renzi prononce un discours de campagne, le 21 février 2018, à Messine (Italie). (GABRIELE MARICCHIOLO / NURPHOTO / AFP)

L'ancien Premier ministre a tenu une conférence de presse, lundi en fin de journée.

Au lendemain des élections législatives, il prend la porte. Le chef de file de la gauche italienne, Matteo Renzi, a décidé de démissionner de la direction du Parti démocrate. L'ancien Premier ministre, dont le parti n'a réuni que 18,7% des voix selon les résultats partiels, a annoncé sa décision lors d'uneconférence de presse.

"Pas un régent désigné dans un boudoir". L'ancien chef du gouvernement italien a reconnu que son parti avait subi "une défaite claire et évidente." Il a également précisé qu'il ne se représenterait pasl ors du congrès du parti qui doit se tenir dans les prochaines semaines. Il s'agira de choisir "non pas un régent désigné dans un boudoir mais un secrétaire élu par des primaires", a fait valoir Matteo Renzi.

 L'alliance de Berlusconi et l'extrême droite en tête. Donnée à 37% selon des résultats encore partiels, la coalition de droite rassemble quatre partis, dont Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, et la Ligue, le parti d'extrême droite de Matteo Salvini. C'est ce dernier qui serait la principale force au sein de la coalition (17,5% contre 14% pour le parti de Silvio Berlusconi). Lundi, il a revendiqué le poste de président du Conseil et rejeté toute alliance avec le Mouvement 5 étoiles.

Le Mouvement 5 étoiles veut aussi diriger. Après avoir obtenu 32,6% des voix, soit son meilleur score historique, le Mouvement 5 étoiles a revendiqué, lundi, "la responsabilité de donner un gouvernement" à l'Italie.

 Incertitude sur le futur gouvernement. Les résultats définitifs ne devraient pas accoucher d'une majorité claire, ce qui ouvre une période de tractation. Une alliance des populistes du M5S et de l'extrême droite de la Ligue semble la seule possible pour obtenir une majorité parlementaire, mais les dirigeants de ces deux formations ont jusqu'à présent catégoriquement rejeté cette éventualité. C'est le président italien qui devra confier un mandat au vainqueur des élections, mais les consultations officielles ne débuteront que fin mars.

21h11 : Bonsoir @Olivier. C'est en effet la question que tout le monde se pose depuis hier soir. Qui va diriger le pays entre Luigi Di Maio, 31 ans, à la tête du Mouvement 5 étoiles, ou Matteo Salvini, 44 ans, le leader de la Ligue, formation nationaliste d'extrême droite ? Seule certitude, c'est l'Europe qui est la grande perdante de ces élections.

21h10 : Bonsoir Franceinfo. J'ai une petite question, qui va diriger l'Italie ?

19h51 : "Une nouvelle génération est en train d’arriver en politique", s'est félicité le leader du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio. Comme il l’a expliqué, en exclusivité, à franceinfo, le dirigeant ne compte pas constituer une coalition pour gouverner : "Les choses doivent être claires : nous n’avons pas l’intention de jouer au jeu des chaises musicales avec les postes de ministres."

18h37 : Matteo Renzi dénonce également une campagne truffée de "mensonges", lors de sa conférence de presse.

18h50 : "Nous avons été trop techniques durant la campagne. Il y a un vent extrémiste, que nous avions bloqué la dernière fois, mais que nous n'avons pas réussi à arrêter cette fois-ci. (...) Nous avons dit 'non' durant la campagne à un gouvernement avec les extrémistes. Nous n'avons pas changé d'idée. Notre campagne, nous l'avons faite sérieusement : non à la culture antiscientifique, non à la culture de la haine. Nous ne plaisantions pas."

18h31 : Matteo Renzi annonce sa démission de la direction du Parti démocrate.

18h52 : Matteo Renzi, l'ancien Premier ministre italien et chef de file du Parti démocrate, tient en ce moment une conférence de presse. Elle est à suivre en direct ici.

18h26 : Moins de dix ans après sa création, le Mouvement 5 étoiles (M5S) est en passe de devenir la première formation politique d'Italie. Méconnu en France, franceinfo liste cinq choses à savoir sur ce mouvement antisystème.

13h30 : Bonjour @anonyme, c'est plus compliqué que cela, même si le Mouvement 5 étoiles, comme La France insoumise, tient un discours antisystème. Le politologue Marc Lazar note que "s’il prend parfois des positions classées à gauche ou de type écologique, il n’hésite pas à aller vers la droite sur les immigrés et les migrants".

13h30 : Bonjour ! Pourrait-on associer le Mouvement 5 étoiles à La France insoumise en France ?

13h15 : Bonjour @anonyme, l'agencede presse italienne Ansa affirme que Matteo Renzi a décidé de démissionner de la tête du Parti démocrate italien, qui vient d'essuyer une lourde défaite. Mais son porte-parole a démenti cette information. L'ancien chef du gouvernement doit tenir une conférence de presse à 17 heures.

13h12 : Est-il exact que Matteo Renzi a démissionné ce lundi matin ?

13h19 : Luigi Di Maio relève que ni la coalition de droite ni la coalition de gauche ne sont en mesure de gouverner seules. Le chef du mouvement antisystème 5 étoiles, arrivé en tête du scrutin avec plus de 30% des voix, se dit prêt à engager des discussions avec les autres partis.

13h03 : Le leader du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, revendique le droit de former un gouvernement.

12h50 : Après les législatives en Italie, Mediaset n'a pas bonne mine. L'action du groupe de Silvio Berlusconi perd près de 7% à la Bourse de Milan. Pour la première fois, le magnat a perdu son leadership à droite, au profit de la Ligue de Matteo Salvini.

12h53 : Législatives en Italie : quels sont les différents scénarios après les élections en Italie ? Alors que la coalition de droite revendique la victoire (bien que privée de majorité), nous les avons synthétisés dans cet article.

Un homme regarde les listes de vote dans un bureau électoral à Rome (Italie), le 4 mars 2018.
(MAX ROSSI / REUTERS)

11h56 : A l’intérieur de la coalition formée par Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite), c'est la formation eurosceptique et anti-immigration de Matteo Salvini, proche du Front national français, qui est en tête. Il vient de donner une conférence de presse. Il se dit opposé à tout accord avec les populistes du Mouvement 5 étoiles, premier parti du pays avec plus de 32% des voix.



(Stefano Rellandini / REUTERS)

11h41 : Le leader de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini assure avoir "le droit et le devoir de gouverner", alors que la coalition qui rassemble son parti et Forza Italia (centre droit) de Silvio Berlusconi a recueilli environ 37% des voix, selon des résultats partiels portant sur près de 90% des bureaux de vote.

11h23 : Il appartiendra donc au président italien, Sergio Mattarella, de démêler l'écheveau dans les semaines qui suivent pour confier un "mandat exploratoire" à celui ou celle qui lui paraîtra en mesure d'obtenir une majorité. Mais ces consultations politiques officielles ne s'ouvriront pas avant la fin du mois au plus tôt, après l'élection des présidents des deux chambres, ouvrant une nouvelle période d'instabilité en Italie, qui pourrait déboucher à terme sur de nouvelles élections.

11h23 : L'absence probable de majorité pour la coalition de droite comme pour le Mouvement 5 étoiles contraint les leaders politiques italiens à des calculs et des tractations, qui s'annoncent longs et complexes.

11h13 : Les résultats partiels, portant désormais sur plus de 90% des bureaux de vote, donnent la coalition de droite en tête, avec environ 37% des voix, mais le Mouvement 5 étoiles est le premier parti, avec plus de 32% des suffrages. La seule certitude est qu'aucune force politique ne peut revendiquer la majorité, mais que les idées antisystème et eurosceptiques ont été plébiscitées.

10h32 : Comment analyser les résultats d'hier en Italie ? "L'Italie est sortie de la modération" après des élections où "les principaux partis ont eu des comportements populistes", explique à franceinfo Guillaume Klossa, président de Civico Europa, un cercle de réflexion pro-européen.

09h54 : Les tractations en vue de la formation d'une majorité et d'un gouvernement peuvent prendre du temps, comme le souligne une journaliste du Monde.

09h37 : "On va organiser des consultations cette année pour faire en sorte d'entendre ce que les populations ont à dire sur l'Union européenne, ce qu'elles apprécient, les critiques, les propositions", a expliqué la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, ce matin sur franceinfo.

09h31 : La Bourse de Milan limite les pertes ce matin après le raz-de-marée des forces antisystème aux élections législatives d'hier, perdant 2% à l'ouverture avant de se reprendre en quelques minutes autour de -1%.

08h58 : "Cela montre que partout en Europe les partis traditionnels sont fatigués.Il y a un dégagisme et une soif de renouvellement, on l'a vu partout."

08h57 : "Ce qui est frappant , c'est que [l'Italie], ce pays fondateur de l'Union européenne est dans une phase d'euro-déception, je ne dirais pas d'euro- scepticisme", réagit sur franceinfo Nathalie Loiseau, la ministre chargée des Affaires européennes.

08h49 : La chaîne Sky diffuse une nouvelle projection en sièges des résultats d'hier. Le Mouvement 5 Etoiles (M5S) est toujours largement en tête. Une coalition entre les deux partis eurosceptiques M5S et la Ligue obtiendrait une majorité absolue.

07h38 : "Pour la première fois en Europe, les forces antisystème l'emportent", résume l'éditorialiste de La Stampa ce matin, qui met sa une "L'Italie ingouvernable".

07h28 : Une percée historique des forces anti-système, eurosceptiques et d'extrême droite, majoritaires en voix et en sièges après les législatives d'hier en Italie. Résultat : le pays est plongé dans l'incertitude et aucune majorité ne se dessine clairement. Le journal Il Tempo n'y va pas par quatre chemins à sa une...

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