DIRECT. Crise en Italie : le Premier ministre Giuseppe Conte a officiellement remis sa démission au président

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, et le président de la République, Sergio Mattarella, le 21 novembre 2018 à Rome.
Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, et le président de la République, Sergio Mattarella, le 21 novembre 2018 à Rome. (PAOLO GIANDOTTI / UFFICIO STAMPA PRESIDENZA DELLA / AFP)

Le gouvernement populiste italien jouait son avenir ce mardi : la rupture entre la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) a été officialisée par le président du Conseil Giuseppe Conte, qui a annoncé sa démission. 

C'était le jour J pour un gouvernement italien en péril. Le président du Conseil Giuseppe Conte a démissionné mardi 20 août, officialisant une cinglante rupture entre la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles, après seulement 14 mois de cohabitation. Giuseppe Conte a officiellement remis sa démission  dans la soirée au président de la République, Sergio Mattarella, qui l'a chargé d'expédier les affaires courantes.

Un débat houleux au Sénat. Devant le Sénat, réuni pour étudier une motion de censure déposée par la Ligue de Matteo Salvini contre le gouvernement auquel elle participe, le Premier ministre s'est livré à une attaque en règle contre son ministre de l'Intérieur, l'accusant d'avoir "poursuivi ses propres intérêts et ceux de son parti", en faisant éclater la coalition au pouvoir. Giuseppe Conte a dans la foulée annoncé sa démission, rendant caduc le débat sur la motion de censure.

La réplique de Salvini. "Je regrette que vous m’ayez supporté ainsi pendant plus d’un an mais je n’ai aucun regret. Je referai exactement la même chose. Je suis un homme libre, je n’ai pas peur d’être jugé par les Italiens" a rétorqué Matteo Salvini après avoir écouté le réquisitoire de Giuseppe Conte.

Nouvelle coalition ou retour aux urnes ? Il appartient désormais au président de la République, Serio Mattarella, de déterminer s'il convient de convoquer des élections législatives anticipées ou s'il est possible de former une autre coalition gouvernementale. Matteo Salvini souhaite que des élections anticipées soient convoquées cet automne, espérant profiter de sa forte cote de popularité actuelle pour obtenir la majorité et gouverner seul le pays. Mais d'autres configurations sont possibles, impliquant notamment le Parti démocrate de Matteo Renzi (centre gauche) ou le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi (droite).

21h23 : Matteo Renzi, l'ancien chef du gouvernement italien, sera demain matin l'invité de Guillaume Daret dans les "4 Vérités", sur France 2. Il reviendra, évidemment, sur la crise politique qui ébranle l'Italie.

21h17 : C'est officiel. Le président du Conseil Giuseppe Conte a démissionné. Le président Sergio Mattarella a accepté sa démission.

20h07 : Il est 20 heures, voici les principaux titres :

•La justice italienne ordonne de débarquer en Sicile les migrants qui se trouvent à bord de l'Open arms. Cette décision a été prise après une inspection de la police judiciaire et de deux médecins.

• Après la démission du Président du conseil italien Giuseppe Conte, que peut-il se passer en Italie ? Nous détaillons les différents scénarios dans cet article.

• Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé le déploiement de 13 200 policiers et gendarmes à Biarritz pour assurer la sécurité en marge du G7. Une personne a été placée en garde à vue aujourd'hui, soupçonnée de vouloir s'en prendre aux forces de l'ordre pendant le sommet.

19h51 : Après la démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte, que peut-il se passer en Italie ? Nous détaillons les différents scénarios dans cet article.




(ANDREAS SOLARO / AFP)

18h09 : 18 heures. Faisons un point sur l'actualité (chargée) de l'après-midi :

• Incertitude politique en Italie. Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a annoncé sa démission devant le Parlement après un réquisitoire virulent contre son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini. "Je suis un homme libre et je n'ai pas peur du jugement des citoyens", a répondu ce dernier, espérant renvoyer les Italiens aux urnes. Suivez la situation en direct.

Christophe Castaner a annoncé le déploiement de 13 200 policiers et gendarmes à Biarritz pour assurer la sécurité en marge du G7. Une personne a été placée en garde à vue, soupçonné de vouloir s'en prendre aux forces de l'ordre pendant le sommet.

• L'Espagne a envoyé un navire militaire pour récupérer la centaine de migrants à bord de l'Open Arms, toujours bloqué au large de l'île italienne de Lampedusa. Dix personnes ont sauté à l'eau dans l'espoir de gagner les côtes italiennes.

• Selon nos informations, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a confié en privé qu'il comptait se présenter aux municipales à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), en 2020.



18h06 : La démission de Giuseppe Conte se fait ressentir dans les bourses européennes. L'euro a hésité face au dollar, tandis que la livre sterling a soudainement rebondi. La Bourse de Paris s'est, elle, repliée (-0,50%), les investisseurs préférant revenir à davantage de prudence face à la crise politique italienne.

17h34 : Et si vous voulez en savoir plus sur ce qui attend les Italiens, patience. Nous vous préparons un article à ce sujet qui devrait être publié dans la soirée. ;)

17h32 : Une autre piste a été suggérée par Romano Prodi. L'ancien président du Conseil et président de la Commission européenne propose une alliance gauche-droite pour fonder un gouvernement pro-européen. Si aucun parti ne parvient à s'entendre pour construire un gouvernement, les Italiens seront sans doute rappelés aux urnes, comme le souhaite Matteo Salvini.

17h31 : Bonjour @anonyme. Après la démission de Giuseppe Conte, la balle est dans le camp du président italien Sergio Mattarella qui doit lancer des consultations pour explorer la possibilité d'une nouvelle majorité. Plusieurs hypothèses se dessinent : le chef de l'Etat pourrait demander à Giuseppe Conte de rester à la tête du pays pour piloter un gouvernement de transition avec le Parti démocrate (centre-gauche).

17h31 : Bonjour, que va-t-il se passer en italie maintenant ?

16h33 : Matteo Salvini répond à ceux qui l'ont accusé de "fascisme". "Nous sommes les seuls fascistes présumés à vouloir le vote. Quelle étrange dictature nous voudrions instaurer, la dictature du peuple italien", a-t-il affirmé.

16h30 : "Nous sommes le pays le plus beau et potentiellement le plus riche du monde. J'en ai assez que chaque décision dépende de la signature d'un responsable européen. Sommes-nous ou ne sommes-nous pas libres?".

16h30 : "La liberté ne consiste pas à avoir le bon maître mais à ne pas avoir de maître."

Matteo Salvini cite Cicéron pour justifier sa fronde. "Je ne veux pas d'une Italie esclave de qui que ce soit, je ne veux pas de chaînes, pas de longues chaînes".

16h22 : "Je parle à la vraie Italie. A celle qui va au travail, au bureau."

16h22 : Comme en témoigne Marc Dana, journaliste de France 3 présent dans le pays, les Italiens suivent les débats avec grand intérêt, comme un match de foot. Un moment jugé comme historique.




(MARC DANA / FRANCE TELEVISIONS)

16h29 : "Je referais exactement la même chose. Je suis un homme libre et je n'ai pas peur du jugement des citoyens", répond Matteo Salvini après le réquisitoire de son Président du conseil, Giuseppe Conte.


16h13 : "Je regrette que vous m’ayez supporté ainsi pendant plus d’un an mais je n’ai aucun regret."

16h20 : C'est au tour de Matteo Salvini de s'exprimer devant le Parlement. Pour ce faire, il a rejoint les rangs des députés de la Ligue et n'est pas resté à côté des membres du gouvernement.

16h10 : Bonjour @anonyme. Matteo Salvini, chef de file du parti d'extrême droite italien La Ligue, a présenté une motion de censure contre son propre gouvernement qu'il partage avec le Mouvement 5 étoiles. Le but : retourner aux élections pour convertir ses bons scores dans les sondages en voix et gouverner seul avec une coalition de droite. Il a d'ailleurs appelé les Italiens à lui confier les "pleins-pouvoirs". Cette motion de censure doit être votée aujourd'hui, mais Giuseppe Conte a annoncé la démission de son gouvernement juste avant.

16h09 : Pourquoi voter une motion de censure si le gouvernement démissionne?

16h01 : Après seulement 14 mois de cohabitation, le divorce du couple Ligue-Mouvement 5 étoiles est maintenant consommé. Le Parlement italien va maintenant débattre avant le vote de la motion de censure déposée par la Ligue. On attend aussi la prise de parole de Matteo Salvini.

16h02 : "La décision de la Ligue, qui a déposé la motion de censure contre le gouvernement, ainsi que tous les comportements de ces derniers mois m'imposent de mettre fin ici même à notre gouvernement."

16h30 : Le président du Conseil Giuseppe Conte annonce la démission de son gouvernement.

15h54 : Vous vous trompez, cher @anonyme. Matteo Salvini est bien au Sénat, juste à gauche de Giuseppe Conte, qui prononce un réquisitoire d'une rare dureté contre son ministre de l'Intérieur.

15h52 : Pourquoi Salvini n'est-il pas présent au parlement italien, n'est-ce pas obligatoire ?

15h46 : "Si tu étais venu donner des explications au Sénat sur l'affaire russe, tu m'aurais évité de me présenter à ta place sans même avoir partagé tes informations avec moi", a lancé Giuseppe Conte. Une référence au "Moscopoli", une affaire de soupçons de financements russes de la Ligue. Si vous n'avez pas suivi, voici des explications.

15h43 : "La crise actuelle compromet l'action du gouvernement, qui s'arrête ici. Mais maintenant, nous avons besoin de politique avec un grand P."

16h31 : Devant le Sénat, Giuseppe Conte, le président du Conseil italien issu du Mouvement cinq étoiles, a des mots très durs à l'adresse de son ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef de file de la Ligue. Il dénonce une "carence de culture constitutionnelle".

15h38 : "Après les européennes, Matteo Salvini a cherché un prétexte pour retourner aux urnes (...). Pour justifier un vote, la Ligue a minoré le travail accompli par le gouvernement."

15h37 : "Tu as créé des interférences qui ont abouti à l'inefficacité de notre action."

15h37 : "Tu n'as pas réussi à contenir ta fougue sur les sujets à l'ordre du jour, créant une cacophonie politique."


16h31 : Crise politique en Italie. Le président du Conseil italien Giuseppe Conte prononce en ce moment un discours solennel au Sénat et accuse Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre d'avoir eu un comportement "irresponsable" et d'avoir uniquement "poursuivi ses propres intérêts et ceux de son parti".

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