Italie : les consultations démarrent pour former une nouvelle coalition gouvernementale

Giuseppe Conte, le 2 juillet 2019, lors d\'un sommet européen à Bruxelles.
Giuseppe Conte, le 2 juillet 2019, lors d'un sommet européen à Bruxelles. (BERTRAND GUAY / AFP)

Après l'annonce de la démission du président du Conseil italien, Giuseppe Conte, un nouveau gouvernement doit être formé. 

Les négociations commencent en Italie. La classe politique italienne défilera, à compter de mercredi 21 août, au palais du Quirinal, résidence officielle du président Sergio Mattarella. Diverses formations lui proposeront la constitution d'un nouveau gouvernement pour succéder à la coalition Ligue-Mouvement 5 étoiles et sortir le pays de la crise politique. 

Dans le système parlementaire italien, c'est traditionnellement au président que revient le rôle de régler les crises. Dès 16 heures mercredi, il débutera les traditionnelles "consultations" par un coup de fil à son prédécesseur Giorgio Napolitano (mai 2006 à janvier 2015).

Les deux prochains jours seront consacrés à des entretiens avec les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, puis tous les groupes parlementaires. Il recevra en dernier, jeudi, le groupe numériquement le plus important numériquement, le M5S, arrivé en tête aux dernières élections. Bien qu'aujourd'hui le chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, représente théoriquement dans les sondages 36 à 38% des voix quand le M5S est retombé à 15 ou 16%.

Plusieurs scénarios possibles

Qualifié d'"irresponsable" et d'"opportuniste" mardi au Sénat par le Premier ministre sortant Giuseppe Conte, Matteo Salvini a maintenu sa ligne. Il demandera au président "la voie royale" du retour aux urnes car "en démocratie la chose la plus belle c'est voter".

En rompant avec le M5S et en réclamant des élections immédiates, le 8 août dernier, Matteo Salvini a plongé l'Italie dans la crise. D'après lui, le groupe anti-système s'opposait à ses projets économiques.

Plusieurs scénarios sont désormais possibles. Le président, Sergio Mattarella, devra trancher. Sa décision est attendue au plus tard pour vendredi. Il pourrait choisir, en dernier ressort, d'opter pour un scrutin anticipé. Cependant, il est notoirement réticent à cette idée : des élections anticipées devraient s'organiser à l'automne, alors que le pays devra, au même moment, présenter à la Commission européenne son projet de budget pour 2020.

Vous êtes à nouveau en ligne