Sommet du G7 : le ministre iranien des Affaires étrangères s'est rendu à Biarritz pour discuter d'une sortie de crise sur le nucléaire

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à Helsinki (Finlande), le 19 août 2019.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à Helsinki (Finlande), le 19 août 2019. (MATTI MATIKAINEN/XINHUA-REA /REUTERS)

Aucune rencontre entre les Iraniens et les Américains n'est prévue lors du G7, selon l'Elysée.

Sa présence est une surprise. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, est arrivé à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où se tient le G7, pour discuter avec la diplomatie française d'une sortie de crise sur le nucléaire iranien, a indiqué Téhéran, dimanche 25 août. "Aucune rencontre [de Mohammad Zarif] n'est prévue à ce stade avec les Américains", dont Donald Trump, a précisé l'Elysée, en indiquant que cette visite avait lieu à l'initiative de Paris, et non du G7.

"La raison pour laquelle Javad Zarif est venu voir Jean-Yves Le Drian à Biarritz, c'est au fond qu'hier il y a une conversation très substantielle entre les leaders du G7 et, sur cette base, il est important de faire le point avec lui pour continuer de converger, opérationnaliser les conditions auxquelles nous pouvons avoir une désescalade des tensions", a exprimé une source à l'Elysée.

Divisions au sein du G7

Donald Trump et les dirigeants européens sont divisés sur ce dossier, malgré l'engagement du président français pour concilier leurs positions lors du G7. Ce dossier était l'un des trois sujets phare du dîner de samedi, où Emmanuel Macron a estimé avoir convaincu ses collègues, y compris Donald Trump, d'afficher un front uni.

"Nous nous sommes mis d'accord sur ce qu'on va dire sur l'Iran. Il y a un message du G7 sur nos objectifs, et le fait qu'on les partage évite les divisions", a assuré dimanche matin le président français sur la chaîne de télévision LCI-TF1. "Nous avons acté d'une communication commune et d'une décision d'action qui permet de réconcilier un peu les positions", a-t-il ajouté. "Il faut que dans les prochaines semaines, on arrive à ce qu'il n'y ait pas de nouvelles décisions iraniennes qui soient contraires à cet objectif et qu'on arrive à ouvrir cette nouvelle négociation" avec l'Iran, a-t-il espéré.

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