Les Etats-Unis ont annoncé "par erreur" qu'ils préparaient leur retrait d'Irak

Des soldats américains prenant position autour de l\'ambassade à Bagdad en Irak, le 31 décembre 2019. 
Des soldats américains prenant position autour de l'ambassade à Bagdad en Irak, le 31 décembre 2019.  (US EMBASSY IN IRAQ / AFP)

Alors qu'une lettre émanant de la coalition sous commandement américain assurait lundi que l'armée allait quitter prochainement le sol irakien, le chef d'état-major américain a démenti. 

La lettre émanant du commandement militaire américain en Irak prévenant Bagdad d'un redéploiement des forces américaines est authentique. Mais elle a été envoyée par "erreur", a annoncé lundi 6 janvier le chef d'état-major américain, le général Mark Milley.

"C'était un projet (de lettre) non signé", envoyé à quelques leaders militaires irakiens parce que les mouvements de troupes américaines en Irak se sont accrus ces derniers jours, a expliqué à la presse le général Milley. Mais "il n'aurait jamais dû être envoyé", a-t-il ajouté. "C'est une erreur commise en toute bonne foi".

Dans cette lettre adressée au numéro deux du commandement militaire irakien, l'armée américaine indiquait lundi dans la soirée "repositionner" les forces de la coalition antijihadistes dans le but d'"un retrait de l'Irak de manière sécurisée et efficace". Deux responsables militaires américain et irakien avaient confirmé l'authenticité de cette missive signée par le général William H. Seely, commandant des opérations militaires américaines en Irak.

"Aucune décision n'a été prise de quitter l'Irak"

Selon le chef du Pentagone, Mark Esper, les Etats-Unis redéploient leurs troupes en Irak mais ne quittent pas le pays. "Aucune décision n'a été prise de quitter l'Irak. Point", a déclaré à la presse le ministre de la Défense américain. "Cette lettre ne correspond pas à notre état d'esprit aujourd'hui".

Les Etats-Unis comptaient 5 200 soldats en Irak, jusqu'à l'arrivée la semaine dernière de plusieurs centaines d'autres pour protéger l'ambassade dans la "zone verte" – un quartier ultrasécurisé de Bagdad –, attaquée mardi dernier par des milliers de manifestants pro-Iran. Face à la montée des tensions, Washington avait annoncé récemment le déploiement de 3 000 à 3 500 soldats supplémentaires dans la région, "très probablement" pour en envoyer une partie en Irak, selon un responsable américain.

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