Emmanuel Macron réclame une nouvelle fois à l'Iran la libération de la chercheuse Fariba Adelkhah, emprisonnée depuis un an

Une photo datant de 2012, diffusée par Sciences Po Paris, montre la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah.
Une photo datant de 2012, diffusée par Sciences Po Paris, montre la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah. (THOMAS ARRIVE / SCIENCES PO / AFP)

"La justice commande que notre compatriote soit immédiatement libérée", a écrit le chef de l'Etat sur Twitter vendredi.

Emmanuel Macron a demandé une nouvelle fois la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui entame vendredi 5 juin sa deuxième année d'incarcération dans les geôles iraniennes. "Il y a un an, Fariba Adelkhah était arbitrairement arrêtée en Iran. Il est inacceptable qu'elle soit toujours emprisonnée. Mon message aux autorités iraniennes : la justice commande que notre compatriote soit immédiatement libérée", a écrit le président de la République sur Twitter, vendredi.

Incarcérée dans la prison d'Evine à Téhéran, l'anthropologue a été condamnée en mai à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", au terme d'un procès qualifié de "politique" par Paris. Cette spécialiste du chiisme, née en Iran en 1959 et vivant en France depuis 1977, a toujours clamé son innocence. Son compagnon, l'africaniste français Roland Marchal, avait été arrêté en même temps qu'elle. Chercheur comme elle à Sciences Po Paris, il a été relâché en mars. Selon Téhéran, il a été échangé contre un ingénieur iranien détenu en France et menacé d'extradition vers les Etats-Unis.

Les rassemblements étant proscrits en raison de l'épidémie de Covid-19, le comité de soutien de Fariba Adelkhah appelle à "e-manifestez votre soutien" sur un site dédié, pour lui rendre hommage et réclamer sa libération immédiate. Autre symbole fort, la Mairie de Paris et Sciences Po dérouleront sur leur façade le portrait de l'anthropologue, vendredi 5 juin.

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