Violences et répressions au Cachemire indien

Des soldats indiens (au premier plan) et pakistanais (en noir) lors de la cérémonie quotidienne à Wagah, le seul point de passage entre l\'Inde et le Pakistan. Chaque soir, à 18h, a lieu une cérémonie mettant en présence les soldats des deux camps.
Des soldats indiens (au premier plan) et pakistanais (en noir) lors de la cérémonie quotidienne à Wagah, le seul point de passage entre l'Inde et le Pakistan. Chaque soir, à 18h, a lieu une cérémonie mettant en présence les soldats des deux camps. (REUTERS / Munish Sharma (INDIA))

Après cinq ans de calme relatif, de nouvelles violences ont secoué le Cachemire indien début juillet 2016, à la frontière du Pakistan. Depuis près de 70 ans, les deux pays revendiquent chacun la totale souveraineté de ce territoire himalayen à majorité musulmane.

45 morts et au moins 3 000 blessés se sont brutalement rajoutés à la longue liste des victimes du conflit qui opposent les Cachemiris aux forces indiennes.
 
Le 8 juillet 2016, un militant indépendantiste de 21 ans est tué par la police, créant des heurts d’une ampleur inconnue depuis cinq ans.
 
Les jours suivants, des manifestations ont réuni des milliers de personnes pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une occupation indienne. Des postes de police, des véhicules blindés ont été caillassés, voire incendiés et au moins 200 policiers blessés.
 
Il faut dire que le militant tué, Bhuran Wani, n’est pas n’importe qui. Affilié au Hizbul-Mudjahideen, l’un des principaux groupes séparatistes du Cachemire et considéré comme terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, il est «l’un des architectes de la guerre médiatique de l'organisation sur les réseaux sociaux», selon RFI.
 
En réaction, la police a saisi des dizaines de milliers de journaux, arrêté des employés d’imprimeries, suspendu les réseaux internet, mobiles et la télévision câblée, et instauré un couvre-feu. Par cette politique, les autorités indiennes entendent mettre en place une censure totale en invoquant leur volonté de ne pas attiser les violences.
 
Où serait-ce un moyen pour tenter d’éviter que les médias étrangers ne s’emparent du sujet ?

Vous êtes à nouveau en ligne