VIDEO. "Pourquoi devons-nous montrer où est né notre père ?" Des Indiens manifestent contre une loi controversée sur la citoyenneté

C'est l'un des mouvements les plus importants auquel doivent faire face les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi depuis leur arrivée au pouvoir en 2014. Les protestataires sont principalement des musulmans, qui s'estiment discriminés.

Des manifestations secouent l'Inde depuis début décembre. La raison ? Une loi sur la citoyenneté qui continue de diviser le géant d'Asie du Sud. Ce mouvement de contestation, principalement mené par des membres de la communauté musulmane, qui compte 173 millions de personnes, soit 14% des 1,3 milliard d'Indiens. Il est l'un des plus importants auquel doivent faire face les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi depuis leur arrivée au pouvoir en 2014.

"Lorsque l’Inde a obtenu l’indépendance en 1947, hindous, musulmans, sikhs, tous étaient réunis pour instaurer la liberté. Sans les musulmans, nous n’aurions pas pu obtenir la liberté. Sans les hindous, nous n’aurions pas pu obtenir la liberté. Tout le monde réuni a permis la liberté de ce pays. Aujourd’hui, son nom est l’Inde", résumait un manifestant, le 17 décembre.

Voté par le Parlement indien la semaine dernière, le "Citizenship Amendment Act" (CAA) facilite l'attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d'Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, mais à la condition qu'ils ne soient pas musulmans. Ses opposants le considèrent comme discriminatoire. Les manifestations, durement réprimées, ont fait six morts et des dizaines de blessés. L'ONU s'est dite, mardi, "inquiète de la violence et des présumés excès de force par les forces de sécurité".

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