LA PHOTO. Les extrémistes hindous manifestent en masse à Pune, en Inde

Ils portent des shorts kakis, des chemises blanches et des bérêts noirs... «Ils», ce sont des militants du Rashtriya Swayamsevak Sangh, littéralement le Corps national des volontaires, fondé en 1925, qui se veut la plus grande organisation religieuse du pays, avec environ 5 millions de membres. Le RSS se présente comme un mouvement culturel dédié à la protection de la culture hindoue. Mais ses détracteurs y voient une organisation antimusulmane fascisante. Il est considéré comme le mentor idéologique du parti de l\'actuel Premier ministre indien Narendra Modi, le BJP (Bharatiya Janata Party). Pour les analystes, son influence n\'a jamais aussi forte que depuis l\'élection de Modi en mai 2014. Ce dernier y a milité pendant sa jeunesse. Le RSS a été interdit plusieurs fois depuis l\'indépendance en 1947, notamment après qu\'un de ses anciens membres, Nathuram Godse, eut assassiné le Mahatma Gandhi, suspect de sympathies musulmanes, le 30 janvier 1948. Le mouvement fut aussi interdit après avoir été accusé d\'incitation à la destruction, en 1992, d\'une célèbre mosquée, la mosquée de Babri, à Ayodhya en Uttar-Pradesh (nord). L\'évènement avait entraîné de violentes émeutes, à l\'origine de la mort de quelque 2000 personnes.
Ils portent des shorts kakis, des chemises blanches et des bérêts noirs... «Ils», ce sont des militants du Rashtriya Swayamsevak Sangh, littéralement le Corps national des volontaires, fondé en 1925, qui se veut la plus grande organisation religieuse du pays, avec environ 5 millions de membres. Le RSS se présente comme un mouvement culturel dédié à la protection de la culture hindoue. Mais ses détracteurs y voient une organisation antimusulmane fascisante. Il est considéré comme le mentor idéologique du parti de l'actuel Premier ministre indien Narendra Modi, le BJP (Bharatiya Janata Party). Pour les analystes, son influence n'a jamais aussi forte que depuis l'élection de Modi en mai 2014. Ce dernier y a milité pendant sa jeunesse. Le RSS a été interdit plusieurs fois depuis l'indépendance en 1947, notamment après qu'un de ses anciens membres, Nathuram Godse, eut assassiné le Mahatma Gandhi, suspect de sympathies musulmanes, le 30 janvier 1948. Le mouvement fut aussi interdit après avoir été accusé d'incitation à la destruction, en 1992, d'une célèbre mosquée, la mosquée de Babri, à Ayodhya en Uttar-Pradesh (nord). L'évènement avait entraîné de violentes émeutes, à l'origine de la mort de quelque 2000 personnes. (REUTERS - Danish Siddiqui)

Plus de 150.000 extrémistes nationalistes hindous du Rashtriya Swayamsevak Sanghse (RSS) se sont rassemblés le 3 janvier 2016 près de Pune (ouest de l'Inde), dans l'une des plus imposantes démonstrations de force de leur organisation. Laquelle est souvent accusée d'attiser les tensions entre hindous et musulmans dans le pays. Ses membres jurent fidélité à l'hindutva, la nation hindoue.

Démonstration de force d'un groupe nationaliste hindou Ils portent des shorts kakis, des chemises blanches et des bérêts noirs... «Ils», ce sont des militants du Rashtriya Swayamsevak Sangh, littéralement le Corps national des volontaires, fondé en 1925, qui se veut la plus grande organisation religieuse du pays, avec environ 5 millions de membres. Le RSS se présente comme un mouvement culturel dédié à la protection de la culture hindoue. Mais ses détracteurs y voient une organisation antimusulmane fascisante. Il est considéré comme le mentor idéologique du parti de l'actuel Premier ministre indien Narendra Modi, le BJP (Bharatiya Janata Party). Pour les analystes, son influence n'a jamais aussi forte que depuis l'élection de Modi en mai 2014. Ce dernier y a milité pendant sa jeunesse. Le RSS a été interdit plusieurs fois depuis l'indépendance en 1947, notamment après qu'un de ses anciens membres, Nathuram Godse, eut assassiné le Mahatma Gandhi, suspect de sympathies musulmanes, le 30 janvier 1948. Le mouvement fut aussi interdit après avoir été accusé d'incitation à la destruction, en 1992, d'une célèbre mosquée, la mosquée de Babri, à Ayodhya en Uttar-Pradesh (nord). L'évènement avait entraîné de violentes émeutes, à l'origine de la mort de quelque 2000 personnes.
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