"Il faut repartir de zéro" : en Inde, les habitants du Kerala constatent les dégâts après des inondations particulièrement violentes

Une maison détruite par les inondations dans le village de Kannapanakundu, dans l\'État du Kerala, en Inde, le 18 août 2018.
Une maison détruite par les inondations dans le village de Kannapanakundu, dans l'État du Kerala, en Inde, le 18 août 2018. (MANJUNATH KIRAN / AFP)

La mousson a provoqué d'importantes inondations qui ont fait plus de 410 morts.

Plus d'un million de personnes attendent toujours, mercredi 22 août, de pouvoir regagner leur domicile au Kerala, État du sud de l'Inde, après de violentes inondations provoquées par la mousson. Beaucoup ont trouvé refuge dans des camps de déplacés, dans des écoles ou dans des bâtiments appartenant à l'Église.

Dans une petite école gouvernementale en bordure de route, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Cochin, se trouvent plusieurs dizaines de réfugiés. Si l'eau a désormais battu en retraite, ils craignent, comme Rosie Joseph, que leur maison ait été ravagée par les inondations. "On est ici depuis jeudi, et on attend que l’eau se retire complètement, témoigne-t-elle. Pour l’instant il y a encore beaucoup de choses qui stagnent dans l’eau et pourrissent. La maison est un nid de serpents. Les pêcheries dont dépendent les gens de mon village ont également été détruites."

Il faut repartir de zéro, notre maison est inondée voire peut-être complètement détruiteRosie Joseph, habitante du Keralaà franceinfo

Parmi les déplacés, ils sont nombreux à faire l’aller-retour chaque jour entre le camp où ils sont logés et leur domicile, afin de le remettre en état, avant de pouvoir y retourner de manière permanente. C’est ce qu’explique le prêtre Thomas Rajesh, qui a hébergé jusqu’à 700 personnes déplacées sur le terrain de sa paroisse, la majorité dans l’école catholique adjacente. "Les gens vent rester quelques jours encore, puis ils rentreront, explique-t-il. Pour l’instant c’est impossible, la situation est trop compliquée, il y a trop de boue, donc les gens s’en vont nettoyer leur maison, puis reviennent ici."

Étant donné l’ampleur de la catastrophe, la tâche s’annonce longue et ardue pour des centaines de milliers de Keralais qui pourraient quitter les camps dans les prochains jours. La population civile continue d’œuvrer sans relâche pour aider les personnes affectées.

Les déplacés du Kerala, un reportage d'Antoine Guinard
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