Hosni Moubarak de retour devant la justice égyptienne

(Reuters)

C'est en fauteuil roulant que l'ancien président égyptien est arrivé au tribunal du Caire, où il doit être rejugé pour la répression du soulèvement qui a mis fin à son régime, il y a deux ans. Lors du premier procès - cassé depuis - il avait été condamné à la perpétuité.

Un nouveau procès pour Hosni Moubarak. L'ancien président comparaît, aux côtés de ses deux fils, de son ancien ministre de l'Intérieur et de six anciens responsables des services de sécurité, pour avoir durement réprimé le soulèvement qui a mis fin à son régime - c'était en février 2011. La révolte a fait près de 850 morts, selon les chiffres officiels.

Vêtu de l'uniforme blanc des détenus, lunettes de soleil sur le nez, Moubarak, 85 ans, est arrivé devant le tribunal en fauteuil roulant. "Le peuple veut l'exécution du meurtrier !" , ont scandé les avocats des familles des victimes du soulèvement. 

A l'appel de son nom, Moubarak a levé la main et a répondu "présent" . Comme avant, tous les accusés ont plaidé non coupable au début de l'audience. Cette première audience, ce samedi, n'était consacrée qu'à des questions de procédure. Le procès entrera dans le vif du sujet à compter du 8 juin prochain.

Lors du premier procès, Moubarak et son ex-ministre ont été condamnés à la perpétuité - ils risquaient la peine de mort -, les autres responsables ont été acquittés. Mais tous les verdicts ont été annulés en Cassation, en janvier dernier. Du coup, il faut tout recommencer

Le deuxième procès a connu un faux départ en avril : le président du tribunal, mis en cause pour avoir acquitté des responsables déchus dans une autre affaire, s'est récusé à l'ouverture de l'audience.

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