Hong Kong : une "affaire intérieure", dit Pékin

(Des policiers arrivent devant le siège du gouvernement local, jeudi © REUTERS/Carlos Barria)

A John Kerry, qui espérait que les autorités de Hong Kong fassent preuve de "retenue", son homologue a répliqué que les affaires de Hong Kong étaient "les affaires intérieures de la Chine". "Tous les pays doivent respecter la souveraineté de la Chine", a insisté Wang Yi.

Hong Kong sera-t-il le grain de sable qui grippe les relations entre la Chine et les Etats-Unis ? Le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, était invité à Washington. L'occasion pour son homologue, John Kerry, de s'émouvoir publiquement de la situation d'Hong Kong. D'espérer "vivement que les autorités de Hong Kong fassent preuve de retenue"  face aux manifestants. Histoire de mettre un peu plus la pression, Barack Obama lui-même de lui expliquer que les Etats-Unis "suivaient de très près les développements" , et d'exprimer "l'espoir que les divergences entre les autorités et les manifestants se règleront par voie pacifique" .

Wang Yi, acculé, n'a eu d'autre choix que d'expliquer que "le gouvernement a très fermement et très clairement fait connaître sa position : les affaires de Hong Kong sont les affaires intérieures de la Chine" . Et d'enfoncer le clou : "Tous les pays doivent respecter la souveraineté de la Chine, c'est un principe fondamental qui régit les relations internationales" . Quant à ce qui se passe à Hong Kong, il a aussi été très clair : "aucun pays, aucune société, personne ne tolèrerait des actions illégales qui transgressent l'ordre public. C'est le cas aux Etats-Unis, comme c'est le cas à Hong Kong" .

Risque de "chaos" si le mouvement "illégal" persiste

Des dizaines de millier de manifestants se sont en tout cas rassemblés hier, pour une démontration de force, en ce jour de fête nationale chinoise. Face-à-face tendu avec la police... 3.000 personnes sont encore là, ce jeudi, devant le siège du gouvernement local.

Et ce jeudi, le Quotidien du peuple , l'organce du Parti communiste au pouvoir, en a, dans un édito alarmiste, remis une couche. Si le mouvement persiste, "la société de Hong Kong sombrera dans le chaos" , menace-t-il. "Le gouvernement central continue de soutenir de façon ferme et intangible l'administration du (numéro un de l'exécutif hong-kongais) Leung Chun-ying" , ainsi que "la gestion de ces activités illégales par la police du territoire, dans le cadre de la loi",  insiste l'éditorial, publié en première page du quotidien. 

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