Homs : une victoire symbolique pour Bachar al-Assad

(Maxppp)

Après un accord inédit entre le régime et l'opposition syrienne, le dernier convoi de rebelles quitte la ville de Homs ce jeudi. Après deux ans de siège et de combats contre l'armée syrienne, Bachar al-Assad remet la main sur l'un des fiefs de l'insurrection armée. Mais le président syrien a du faire de nombreuses concessions pour parvenir à cette victoire symbolique.

Après deux mois de
négociations et un accord inédit entre le régime et l'opposition, il n'aura
fallu que deux jours aux rebelles pour quitter une ville en guerre depuis près
de trois ans. Le dernier convoi de combattants quitte ce jeudi le champ de
ruines de Homs pour rejoindre Dar al-Kabira, une ville rebelle à une vingtaine
de kilomètres au nord.

En reprenant la
quasi-totalité du contrôle de l'une des villes d'où est partie l'insurrection
armée en 2011, le régime syrien peut se vanter d'avoir remporté une victoire
symbolique sur les rebelles. "La
vieille ville de Homs a été totalement nettoyée des groupes terroristes
armés
", s'est réjoui la télévision publique syrienne.

2.200 morts en deux ans de conflit

C'est aussi une victoire
stratégique pour Bachar al-Assad. Même partiellement détruite par les combats, Homs
reste un poids-lourd économique. La troisième ville du pays se situe sur un axe
vital, qui relie le littoral syrien, où se trouve le président syrien.

Mais le régime a dû faire des
concessions pour cette avancée encore localisée. Après deux ans de siège et de
combats, les rebelles ont pu quitter la ville avec leurs armes légères. En
contrepartie de ce retrait, le pouvoir a aussi accepté de libérer une partie de
ses prisonniers. Enfin, c'est au milieu d'une ville en ruine que les hommes du
pouvoir ont fini par planter le drapeau syrien. Durant les deux ans de siège,
près 2.200 personnes sont mortes, selon l'OSDH.