Guantanamo : grève de la faim massive et "gavage de force"

(Bob Strong Reuters)

Dans le camp de détention de la base navale américaine de la baie de Guantanamo, la grève de la faim commencée il y a trois mois concerne désormais une majorité de détenus, une centaine sur 166. L'Association médicale américaine et le Comité international de la Croix rouge critiquent l'alimentation de force de ces prisonniers.

"C'est le droit des détenus de protester. Cependant, c'est notre mission de leur fournir un environnement sain, humain et sûr et nous ne laisserons pas nos prisonniers mourir de faim" affirme le lieutenant-colonel Samuel House, porte-parole de la prison.

Mais pour le CICR et d'autres organisations de défense des droits de l'homme interdisent le "gavage de forc e" est "contraire aux critères
éthiques professionnels et médicaux établis"
au niveau international.

"Si quelqu'un sain d'esprit exprime le souhait de n'être ni alimenté ni
hydraté, le personnel médical a l'obligation éthique d'accéder à ses voeux. Dans ce contexte, nourrir une personne de force est non seulement une violation éthique mais peut aussi s'apparenter à de la torture ou à un mauvais traitement
" assure le Dr Vincent Lacopino, expert de Physicians for Human Rights.

 Le lieutenant-colonel House refuse de parler d"alimentation forcée" et il affirme que "de nombreux détenus frappent à la porte de leurs cellules et demandent à être nourris ", qu'ils "font la grève de la faim pour exprimer une revendication mais ils ne veulent pas mourir".

En 2009,  Barack Obama avait promis de fermer la prison de Guantanamo, dans l'année.

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