Selon Juncker, une sortie de la Grèce de l'euro aurait un "effet dévastateur"

Jean-Claude Juncker, président de l\'Eurogroupe, à Bruxelles (Belgique) le 2 mars 2012.
Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, à Bruxelles (Belgique) le 2 mars 2012. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Le président de l'Eurogroupe l'affirme, samedi, dans une interview publiée par le quotidien autrichien "Kurier".

Alors que les Grecs doivent retourner aux urnes dimanche, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a estimé qu'une sortie de la Grèce de l'euro et de l'Union européenne aurait un "effet dévastateur", dans une interview publiée samedi 16 juin par le quotidien autrichien Kurier.

"Indépendamment des conséquences économiques et sociales pour la Grèce seule, (un retrait d'Athènes de l'UE) serait un préjudice pour la zone euro et pour la cohésion de la zone euro", a mis en garde le Premier ministre du Luxembourg.

Crainte que la gauche ne l'emporte

Les élections législatives de dimanche pourraient porter au pouvoir la gauche radicale, opposée aux mesures d'austérité impopulaires imposées par Bruxelles. "Si la gauche radicale l'emporte... les conséquences sur l'union monétaire sont imprévisibles", a prévenu Jean-Claude Juncker, soulignant que l'Union européenne devait discuter avec le nouveau gouvernement grec, quel qu'il soit.

"Cela doit être clair pour les Grecs. On ne peut pas négocier sur le contenu du programme d'austérité pour la Grèce", a rappelé le président de l'Eurogroupe, qui a cependant évoqué jeudi une possible prolongation des délais pour la mise en oeuvre des mesures d'austérité. 

Vous êtes à nouveau en ligne