Pourquoi Angela Merkel ne veut pas d'un Grexit ?

FRANCE 2

Pour comprendre cette volonté, il faut avoir à l'esprit l'histoire allemande, mais aussi le parcours personnel de la chancelière.

Angela Merkel s'affiche avec un casque à pointes à la Une de la presse allemande, mardi 7 juillet. "Nous avons besoin de la chancelière d'acier", tel est le titre qui accompagne la photo. La chancelière est confrontée à un dilemme : doit-elle faire preuve ou de fermeté, comme le demande son peuple, et lâcher la Grèce ? Angela Merkel ne veut pas porter seule la responsabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Elle est l'héritière en politique d'Helmut Kohl, l'homme qui restera dans l'Histoire comme le symbole du couple franco-allemand, moteur de l'Europe. Difficile aussi pour la petite fille de l'ex-Allemagne de l'Est de briser la famille Europe en excluant un de ses enfants. Et puis, il y a aussi un autre héritage qui est beaucoup plus difficile à porter : l'invasion de la Grèce par l'Allemagne d'Hitler.

Une promesse difficile à tenir

Régulièrement, les Grecs caricaturent la chancelière en nazie, invoquant la dette de l'Allemagne à l'égard de la Grèce. Cette critique pèse-t-elle aujourd'hui dans la réflexion d'Angela Merkel ? Elle n'en a jamais parlé en public.

Reste la promesse faite aux Allemands que l'aide à la Grèce ne leur coûterait pas un centime et qu'Athènes finirait pas rembourser. Cette promesse paraît bien difficile à tenir aujourd'hui.

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