La Grèce va organiser de nouvelles élections législatives

Des employés remplacent le drapeau sur le toit du Parlement grec, à Athènes, le 18 avril 2012.
Des employés remplacent le drapeau sur le toit du Parlement grec, à Athènes, le 18 avril 2012. (YANNIS BEHRAKIS / REUTERS)

Les partis politiques n'ont pas réussi à s'accorder sur un gouvernement lors de leur dernière réunion cruciale, mardi. La présidence a annoncé la tenue d'un nouveau scrutin.

Les Grecs devront retourner aux urnes. Le leader socialiste Evangélos Vénizélos a annoncé mardi 15 mai que la Grèce devrait "hélas" organiser de nouvelles élections législatives faute d'accord sur la formation d'un gouvernement de coalition après le scrutin du 6 mai. L'information a été confirmée par la présidence grecque.

Pourquoi ces nouvelles élections ?

Les législatives du 6 mai ont désavoué les politiques d'austérité administrées au pays depuis deux ans, privant leurs artisans de majorité. Les dirigeants des partis étaient donc réunis mardi une dernière fois autour du chef de l'Etat, Carolos Papoulias, pour tenter de former un gouvernement de coalition, après de multiples tentatives infructueuses.

Invoquant le "danger" pesant sur le pays du fait de l'instabilité politique, Carolos Papoulias avait tenté ce dernier recours en proposant aux partis de s'entendre sur un cabinet de technocrates, censé parer aux menaces de faillite et de sortie de l'euro. Nouvel échec.

En cause notamment, le refus catégorique de la formation de gauche radicale Syriza, propulsée deuxième parti le 6 mai, de nouer des alliances avec les partis conservateur et socialiste, ces derniers ayant ratifié le traité budgétaire. Syriza a entraîné avec lui le petit parti Dimar.

Selon les médias grecs, la date la plus probable pour un nouveau scrutin est le 17 juin, soit un mois après la dissolution de la Chambre issue des législatives du 6 mai, qui est prévue jeudi, lors de sa première réunion. 

Que va-t-il se passer d'ici là ?

La présidence a annoncé une nouvelle réunion des dirigeants politiques mercredi matin "pour la formation d'un gouvernement" de transition chargé d'assurer la gestion des affaires courantes avant le nouveau scrutin. 

Selon plusieurs sondages publiés cette semaine, Syriza arriverait en tête aux prochaines élections. Son programme combine rejet du memorandum d'austérité et maintien du pays dans l'euro, ce qui a jusque-là été rejeté par les partenaires de la Grèce dans la zone euro.

Comment ont réagi les marchés ?

L'euro a chuté lourdement mardi dès l'annonce du naufrage des tractations, tombant sous le seuil de 1,28 dollar pour la première fois depuis quatre mois. La Bourse de Francfort a aussi immédiatement piqué du nez. L'indice vedette Dax, qui évoluait jusque-là dans le vert, a perdu 1,32% à la mi-journée.

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