Grèce : des législatives anticipées convoquées après l'échec de l'élection du président

L\'ancien commissaire européen en charge de l\'environnement, Stavros Dimas, lors d\'une conférence de presse à Athènes (Grèce), le 17 mai 2012. 
L'ancien commissaire européen en charge de l'environnement, Stavros Dimas, lors d'une conférence de presse à Athènes (Grèce), le 17 mai 2012.  (ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)

Le candidat du gouvernement, Stravos Dimas, n'a pas recueilli assez de voix pour être élu. Le Parlement va donc être dissous et des élections législatives anticipées, promises à Syriza, le parti de la gauche radicale, vont être organisées.

C'est un tournant qui pourrait changer le visage politique de la Grèce. Les 300 députés grecs se sont réunis, lundi 29 décembre, pour élire un nouveau président de la République. Mais Stavros Dimas, le candidat du gouvernement, n'a pu être élu car il n'a recueilli que 168 voix, alors qu'il lui en fallait 180. Ce vote a poussé le Premier ministre conservateur grec Antonis Samaras à proposer, dans la foulée, des élections législatives anticipées pour le 25 janvier ainsi que la dissolution du Parlement.

La gauche radicale en tête des intentions de vote

Or, le parti de la gauche radicale Syriza est en tête des intentions de vote avec, selon un sondage publié samedi, 28,3% contre 25% pour Nouvelle démocratie, le parti d'Antonis Samaras. Mené par son leader Alexis Tsipras, Syriza compte renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à la Grèce par l'Union européenne et le FMI.

Une perspective qui a provoqué un effondrement de la bourse d'Athènes qui a reculé de 11% à l'annonce du résultat du vote des députés.

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