DIRECT. Tsipras ferme les banques et redemande à l'UE une prolongation du plan d'aides

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d\'un discours devant le Parlement à Athènes, le 27 juin 2015. 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un discours devant le Parlement à Athènes, le 27 juin 2015.  (DIMITRI MESSINIS / AFP)

Mais il a affirmé que rien ne pourra empêcher la tenue d'un référendum dimanche 5 juillet sur l'offre des créanciers. 

Il "attend leur réponse immédiate". Lors d'une allocution télévisée, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dimanche 28 juin, avoir redemandé à l'UE et à la BCE une prolongation du programme d'aides au pays. Mais il a affirmé que rien ne pourra empêcher la tenue d'un référendum dimanche 5 juillet sur l'offre des créanciers d'une aide de 15,5 milliards d'euros en échange d'une hausse des impôts et une réduction des dépenses. Alexis Tsipras a personnellement appelé à voter "non" à cette consultation référendaire.

Les banques fermées et les capitaux contrôlés. Alors que la saison touristique démarre en Grèce, les banques du pays n'ouvriront pas leurs portes de façon temporaire, a confirmé Alexis Tsipras. Le Premier ministre grec a également annoncé la mise en place d'un contrôle des capitaux. "L'épargne des citoyens, les salaires et les retraites sont garantis", a-t-il assuré. Selon une source financière, la bourse d'Athènes n'ouvrira pas non plus ses portes lundi.

Le FMI "prêt à apporter" son aide. "Les prochains jours vont être importants (...) Le FMI va (...) continuer à surveiller la situation en Grèce et dans les pays voisins et se tient prêt à apporter son assistance en cas de besoin", a indiqué la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. Selon elle, "la zone euro a les moyens de faire face à la crise grecque"

Varoufakis en appelle à Merkel. Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis en appelle, dimanche 28 juin, à la chancelière Angela Merkel. Il a ainsi estimé dans un entretien au tabloïd allemand Bild que la chancellière "détient la clé" pour dénouer cette crise, qui pourrait conduire la Grèce à sortir de la zone euro

22h43 : Instantané à Athènes, avec une spectaculaire file d'attente devant un distributeur bancaire... Demain, les banques seront fermées et les retraits plafonnés.

22h15 : Plusieurs journalistes économiques rapportent que l'euro est chahuté sur les marchés financiers asiatiques.

21h55 : Le conseil grec de stabilité financière recommande que les retraits en liquide soient limités à 60 euros par jour à partir de mardi et que les distributeurs soient fermés lundi.

21h18 : La semaine qui s'ouvre s'annonce décisive dans le pays entre le risque de défaut de paiement le 30 juin et le référendum le 5 juillet. Certains ne perdent malgré tout pas le sens de l'humour ou des affaires. Voici notre sélections des histoires insolites de la crise grecque.




(ALEXANDROS MICHAILIDIS / AFP)

21h14 : Le conseil grec de stabilité financière a recommandé la fermeture des banques grecques pour une période de six jours.

20h52 : Alexis Tsipras a annoncé avoir mis en place le contrôle des capitaux, en plus de la fermeture des banques et de la Bourse demain. Il s'agit de mesures qui empêchent les capitaux de quitter le pays. Depuis 2010, rappelle lemonde.fr, 80 milliards d'euros ont quitté le pays.

20h26 : A noter que dans son discours à la télévision grecque, Alexis Tsipras a cité une phrase célèbre de Franklin Roosevelt.
"La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même."

20h17 : Alexis Tsipras annonce avoir demandé à l'Union européenne une prolongation du programme d'aide.

20h06 : La principale compagnie pétrolière grecque, Hellenic Petroleum, assure avoir des réserves pour plusieurs mois. Une pénurie d'essence dans le pays n'est pas à craindre.

19h57 : Alexis Tsipras s'exprime en ce moment à la télé grecque. Il affirme que les salaires, les dépôts et les retraites sont garanties par l'Etat. Il accuse l'Eurogroupe "d'avoir tenté de faire chanter la Grèce".

19h36 : Petite précision qui s'avérera utile si les négociations s'éternisent : la Grèce doit payer son échéance de 1,5 milliard d'euros au FMI à 18 heures, heure de Washington, donc 1h du matin en Grèce.

19h26 : Et pendant ce temps, une manifestation a lieu devant le Parlement grec pour dénoncer les propositions des créanciers du pays, tweete la correspondante d'Arte sur place.

19h03 : Et pendant ce temps, Arnaud Montebourg, qui a renoncé à ses mandats pour un siège de directeur chez Habitat, retweete un tweet de Paule Coelho : "non à l'austérité, oui à la démocratie". On ne peut pas faire plus clair.

18h57 : La Bourse d'Athènes n'ouvrira pas lundi, annonce le gouverneur de la banque centrale grecque.

18h54 : Le directeur général de la Piraeus Bank, la première banque grecque, dit que les banques grecques n'ouvriront pas demain.

18h49 : Après l'Allemagne, la Belgique conseille à ses ressortissants de se munir de liquide avant de se rendre en Grèce.

18h40 : Suite des aventures de la journaliste qui veut retirer de l'argent à Athènes. Elle décrit un écriteau apposé à un distributeur de billets : "retraits autorisés au-dessus de 500 euros. Nous sommes à court de billets de 50, 20 et 10 euros. Garder les pièces pour [les jeter sur] l'ambassade d'Allemagne".

18h34 : Les banques grecques rouvriront-elles demain ? D'après un analyste financier cité par Bloomberg, c'est assez improbable. "C'est impossible pour les banques de rouvrir lundi sans aucune restriction sur les transactions. Si elles parviennent à rouvrir déjà. Les retraits de ce week-end sont tellement importants que les opérations normales sont devenues presque impossibles."

18h27 : François Hollande réunira demain à 9 heures, à l'Elysée, un conseil restreint consacré à la situation de la Grèce.

18h12 : Ça ne vaut pas un sondage d'opinion, mais les bookmakers anglais prédisent que les Grecs vont voter "oui" au plan de sauvetage de leur économie proposée par l'Eurogroupe. La cote du "non" est trois fois plus élevée.

17h44 : "La zone euro à les moyens de faire face à la crise grecque."

17h42 : Petit point agenda, avec une semaine qui s'annonce chargée à Bruxelles. Demain aura lieu un sommet de l'Eurozone, sans doute pour tenter de trouver l'accord-de-la-dernière-chance. Mardi soir expire le délai accordé à la Grèce pour payer son échéance au FMI. Mercredi, les chefs d'Etat et de gouvernement se réuniront dans la capitale belge. L'ordre du jour sera adapté en fonction de l'issue de la crise grecque.

17h36 : Christine Lagarde affirme que le FMI reste "prêt à apporter son aide" à la Grèce. La patronne du FMI se dit quand même "déçue" du blocage des négociations et maintient que la Grèce doit faire des réformes structurelles pour réduire sa dette.

17h26 : D'après un journaliste de l'AFP à Bruxelles, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker essaie de convaincre Alexis Tsipras de ne pas appeler à voter non au référendum de dimanche prochain. Un sommet de l'Eurozone est dans les cartons pour lundi.

17h21 : Quelles conséquences aurait un Grexit sur l'économie française ? D'après les économistes, le gouvernement ne va pas augmenter les impôts demain pour combler le manque à gagner (environ 1 000 euros par Français). Le seul effet négatif qui pourrait intervenir dans les prochains jours, c'est un risque de relèvement des taux d'intérêts pour les Etats de la zone euro. La France emprunterait donc plus cher sur les marchés financiers, creusant un peu plus sa dette, estimée à 2 000 milliards.

17h04 : Une journaliste tweete sa gêne d'aller faire la queue à un distributeur de billets. "Je n'ai que 4 euros sur moi, mais je me sens honteuse d'aller retirer de l'argent au distributeur et d'être filmée au milieu de la 'foule en panique'".

17h02 : Petit résumé en 140 signes de la situation par Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques.

15h49 : Nous vous le disions un peu plus tôt : le ministère des Affaires étrangères allemand recommande aux Allemands se rendant en Grèce de "prévoir suffisamment d'argent liquide".

Berlin invite également les Allemands en partance pour la Grèce, l'une de leurs destinations de vacances préférées, à "se tenir informés de l'évolution de la situation via les recommandations de voyage du ministère et les médias".

15h34 : La situation évolue rapidement et les tractations s'intensifient, voici l'essentiel des dernières infos sur la crise grecque :

L'annonce surprise du référendum à Athènes dans la nuit de vendredi à samedi a conduit nombre de Grecs aux distributeurs automatiques des banques, déjà vidées depuis décembre de 20% de l'épargne qu'elles abritaient.


La Banque centrale européenne a annoncé cet après-midi qu'elle maintenait à leur niveau actuel les prêts d'urgence accordés aux banques grecques. En empêchant les banques et l'économie grecques de s'effondrer, la BCE laisse de facto la porte ouverte à une solution politique in extremis pour éviter la déroute de l'économie grecque.


Le temps presse : le mandat de la BCE lui interdit de financer l'économie grecque au-delà de l'expiration du plan d'aide en cours, mardi soir. Après, le pays serait en défaut de paiement.


Pour protéger les banques, les économistes imaginent leur fermeture pure et simple un, voire plusieurs jours, ainsi que le vote d'urgence d'une loi de contrôle des mouvements de capitaux. Pour le moment, le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a démenti que le gouvernement préférait la mise en place de mesures de contrôle des capitaux.

15h16 : "Permettez-moi, en tant que ministre des Finances, de voir avec les Banques centrales grecque et européenne ce qui peut être mis en oeuvre pour minimiser le fardeau imposé à notre peuple par le refus par l'Europe de nos droits démocratiques les plus basiques."

Évoquant des "heures sombres pour l'Europe", il estime qu'une union monétaire "qui ne peut garantir le bon fonctionnement des banques, surtout sous prétexte que le peuple grec a eu l'audace de réclamer son mot à dire sur son propre avenir, constitue un déni fondamental du principe même d'une union monétaire, en particulier entre Etats démocratiques".

15h10 : Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de "prévoir suffisamment d'argent liquide".

14h52 : Les Grecs se précipitent toujours vers les distributeurs d'argent, redoutant un effondrement du système bancaire.



(Alkis Konstantinidis / reuters)

14h32 : La Banque centrale européenne dit que le conseil des gouverneurs est déterminé à utiliser tous les outils à sa disposition dans le cadre de son mandat.

Par ailleurs, la BCE maintient le plafond des liquidités d'urgence pour les banques grecques à son niveau actuel.

14h30 : La Banque centrale européenne annonce qu'elle travaillera en coopération étroite avec la banque de Grèce pour maintenir la stabilité financière.

14h29 : La confusion règne autour d'un éventuel contrôle des capitaux grecs demandé par le gouvernement grec. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis déclare n'avoir jamais dit que le gouvernement grec se préparait à mettre en place des mesures de contrôle des capitaux, alors l'agence Reuters annonçait le contraire il y a quelques minutes.

"Le gouvernement grec considère que des mesures de contrôle de capitaux ne sont pas cohérentes avec une union monétaire", dit un communiqué.

14h28 : Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ne voit pas pourquoi son pays devrait envisager de quitter la zone euro malgré les turbulences.

13h47 : Le gouvernement grec envisage la mise en place de contrôles des capitaux et la fermeture des banques lundi, annonce le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis à la BBC.

13h31 : "Les chefs de gouvernement de l'Union européenne doivent agir. Et parmi eux [Angela Merkel] détient en tant que représentante du pays le plus important la clé, j'espère qu'elle va l'utiliser."


Dans un entretien au tabloïd allemand Bild, Yanis Varoukis indique que son gouvernement est "ouvert à de nouvelles propositions des institutions" après l'échec de négociations à Bruxelles hier.

13h21 : Angela "Merkel détient la clé" pour dénouer la crise grecque, estime Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.

11h40 : "Une sortie de la Grèce serait grave pour le peuple grec, mais l'économie française ne serait en revanche pas affectée", a estimé ce matin Manuel Valls. Découvrez les déclarations du Premier ministre en images.


(ITELE)

11h38 : Les gouverneurs de la Banque centrale européenne doivent décider aujourd'hui s'ils maintiennent les banques grecques sous perfusion malgré l'échec des négociations à Bruxelles. L'espoir de les voir intervenir pour éviter l'effondrement du système bancaire et de l'économie grecque était minime.

En clair, il est probable que la BCE "débranche" les prêts d'urgence ELA qui fournissent des liquidités aux banques grecques. C'est en tout cas ce qu'affirme ce matin la BBC (article en anglais).

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