Législatives en Grèce : revivez la soirée électorale

Des affiches représentant Alexis Tsipras, à Athènes (Grèce), le 17 septembre 2015.
Des affiches représentant Alexis Tsipras, à Athènes (Grèce), le 17 septembre 2015. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Le leader de Syriza est crédité de 30 à 34%, contre 28,5 à 32,5% pour le parti arrivé en deuxième position, selon une enquête publiée par la chaîne ERT. 

Alexis Tsipras a remporté son pari. Les Grecs ont voté, dimanche 20 septembre, pour élire leurs nouveaux députés après la démission du chef du gouvernement, un mois plus tôt. Et celui-ci sera vraisemblablement reconduit. 

Syriza en tête. A 23 heures, avec deux tiers des bulletins dépouillés, Syriza était crédité de 35,43% des voix contre 28,30% au parti de droite Nouvelle Démocratie (ND), emmené par Vangelis Meïmarakis. Ce dernier a rapidement reconnu sa défaite : "Il apparaît que le Syriza et Alexis Tsipras sont premiers, je le félicite."

 Troisième vote en huit mois. Les Grecs étaient appelés aux urnes pour la troisième fois cette année. En janvier, ils ont porté au pouvoir le parti de gauche radicale Syriza et son leader, Alexis Tsipras. Début juillet, interrogés sur le troisième plan d'aide en discussion avec la troïka (la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne), ils ont soutenu leur Premier ministre en votant "non" au référendum. Mais, depuis, le gouvernement a dû imposer plusieurs réformes qui ont fait fondre sa majorité au Parlement. 

D'autres défis à relever. Et maintenant ? Alexis Tsipras va devoir s'atteler à former un nouveau gouvernement et à apporter de nouvelles garanties aux partenaires financiers de la Grèce. 

23h20 : Enorme déconvenue pour Unité populaire, le parti des dissidents de Syriza. Crédité de 2,84% des voix, il devrait échouer à atteindre l'objectif de 3% requis pour entrer au Parlement.

23h08 : "Prêt à travailler étroitement avec les autorités grecques et à continuer à accompagner la Grèce dans ses efforts de réformes ambitieuses", écrit le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, sur Twitter. Il dit attendre la formation rapide d'un nouveau gouvernement.

23h04 : Le leader du parti espagnol Podemos a téléphoné à Alexis Tsipras pour le féliciter de la "victoire du peuple grec". Pablo Iglesias était déjà présent au dernier meeting de campagne de Syriza, vendredi.


23h14 : La victoire de Syriza est acquise depuis longtemps. Mais après le dépouillement de 72% des voix, voici un nouveau point plus précis sur les résultats des législatives, issu des données du ministère de l'Intérieur grec.

Syriza : 35,45% (145 sièges)
Nouvelle Démocratie : 28,29% (75 sièges)
Aube Dorée : 7% (19 sièges)
Pasok : 6,38% (17 sièges)
KKE : 5,48% (14 sièges)

22h27 : Alexis Tsipras s'est exprimé à Athènes face à ses militants. "En Europe aujourd'hui, la Grèce et le peuple grec sont synonymes de résistance et de dignité, et ce combat va se poursuivre ensemble pendant quatre autres années", a lancé le leader de Syriza.



ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

22h07 : "Je remercie tous ceux d'entre vous du fond du cœur pour cette victoire, une victoire du peuple", indique le compte Twitter d'Alexis Tsipras. "Aujourd'hui, la Grèce et le peuple grec sont synonymes de fierté et de ténacité."

22h03 : "Je sais que nous allons sortir de la crise (...). Demain, nous allons continuer notre alliance pour une meilleure Europe. Nous retroussons nos manches et continuons nos efforts pour les classes populaires."

Alexis Tsipras s'exprime à Athènes, après sa victoire aux législatives. Il est apparu aux côtés de Pannos Kammenos, leader des souverainistes d'Anel, confirmant la formation d'un gouvernement de coalition avec lui.

21h53 : @anonyme Bonsoir. Oui, 25 députés d'un courant de Syriza ont claqué la porte le 21 août dernier, furieux après l'accord conclu avec Bruxelles. Ils ont fondé le parti Unité populaire, qui n'est pas certain, ce soir, d'obtenir les 3% requis pour entrer au Parlement. Nous vous tiendrons informé.

Quant à la coalition entre Syriza et les souverainistes d'Anel, il s'agit en effet de la même que dans le précédent gouvernement d'Alexis Tsipras.

21h51 : Bonsoir j'ai deux petites questions si vous me permettez. 1) Les frondeurs de Syriza ont-ils formé un parti et si oui quel est leur score ? 2) La coalition dont vous parlez est-elle la même qu'avec le gouvernement sortant ?

21h47 : "Ce sera un gouvernement de quatre ans avec une forte majorité parlementaire, qui mettre en œuvre le programme promis [lors de l'accord avec les créanciers du pays]. Il va continuer de négocier âprement avec les créanciers, car il s'agit là du début d'une bataille."

La porte-parole de Syriza, Olga Gerovassili, a indiqué à Reuters (en anglais) que son parti allait tenir ses promesses auprès de l'UE. Mais son parti a l'intention de se battre pour obtenir un assouplissement dans les modalités de remboursement.

21h35 : Nous évoquions tout à l'heure une journaliste française, refoulée devant les locaux du parti néo-nazi d'Aube Dorée, arrivé troisième du scrutin. Elle a finalement rencontré un porte-parole.

21h34 : Voilà qui est confirmé. Nikos Voutsis, membre de Syriza, indique que sa formation va constituer une coalition avec Anel, rapporte le correspondant du Monde à Athènes.

21h32 : Alexis Tsipras est attendu d'une seconde à l'autre place Klafthmonos à Athènes. Une journaliste indépendante partage l'ambiance de fête qui règne sur place.

21h24 : Le président du Parlement européen Martin Schulz a félicité Alexis Tsipras pour la victoire de son parti Syriza en Grèce. "Je viens de féliciter Alexis Tsipras pour la victoire de Syriza dans les élections grecques (...). Maintenant un gouvernement solide prêt à obtenir des résultats est nécessaire rapidement"

21h21 : Le leader des souverainistes de l'Anel, Pannos Kammenos, apporte son soutien à Alexis Tsipras, dans l'optique d'une coalition gouvernementale. "Avec Tsipras comme Premier ministre, nous allons avancer dans une nouvelle coalition." Son parti est crédité d'une dizaine de sièges sur 300 à la Vouli, ce qui permettrait à Syriza (145 sièges) de faire le complément.

20h58 : Voici donc une projection en sièges des résultats du soir, dans une infographie réalisée par la chaîne publique grecque ERT.

(Syriza est en rose, le KKE communiste est en rouge, l'Anel souverainiste est en bleu ciel, le To Potami libéral en orange, le Pasok socialiste en vert, Nouvelle Démocratie en bleu et les néo-nazis d'Aube Dorée en bleu marine.)

20h49 : Cette journaliste française n'a pas pu rentrer dans les locaux du parti néo-nazi Aube Dorée, arrivé troisième aux élections. Son tort ? Ne pas être grecque.

20h44 : François Hollande évoque "un succès important pour Syriza et Tsipras" et "un message important pour la gauche européenne". Le président français compte se rendre en Grèce "sans doute dans les prochaines semaines".

20h33 : Alexis Tsipras a commenté sa victoire, sur Twitter. Voici que "s'ouvre la voie du travail et des luttes".

20h26 : La correspondante du Monde en Grèce est au siège de Syriza, à Athènes (Grèce), où l'ambiance est au beau fixe. Alors que de nombreux observateurs lui promettaient le pire, le parti d'Alexis Tsipras a remporté haut la main son pari.

20h19 : Alors que Syriza est crédité de 145 sièges, Alexis Tsipras a donné son accord pour former un gouvernement avec l'Anel, selon les informations de la télévision publique ERT. Il reconduit donc son alliance avec les souverainistes, qui devraient obtenir une dizaine de sièges. Avec 155 sièges sur 300, cette nouvelle majorité sera toute relative.

20h10 : @anonyme Il est catastrophique. Selon les projections du ministère de l'Intérieur, la participation a été de 54,7 %, contre 63,6% aux législatives de janvier. De nombreux Grecs sont aujourd'hui désabusés.

20h07 : Quel est le taux de participation pour ces élections ?

20h05 : Le parti néo-nazi Aube Dorée arrive en troisième position et pourrait obtenir une vingtaine de sièges. Une situation étonnante, puisque des poursuites pénales sont pourtant engagées contre son chef Nikos Michaloliakos (en photo) et l'ensemble des députés du parti pour crimes et violences racistes, après l'assassinat d'un jeune homme il y a deux ans.




ARIS MESSINIS / AFP

20h05 : Comparons les estimations de la soirée (deuxième chiffre) aux scores des législatives en janvier (premier chiffre).

Syriza : 36,3 -> 35%
Nouvelle Démocratie (droite) : 27,8 -> 28%
To Potami (libéraux) : 6,1 -> 4%
Aube Dorée (néo-nazi) : 6,3% -> 7,1%
Pasok (socialiste) : 4,7 -> 6,4%
KKE (communiste) : 5,5 -> 5,5%
ANEL (souverainiste) : 4,8 -> 3,7%

19h52 : Cette allocution a été accueillie avec beaucoup de joie chez les supporters de Syriza. Un journaliste des Inrocks est à leurs côtés, où il a même rencontré des militants du Front de Gauche.

19h50 : Le leader de Nouvelle Démocratie Vangelos Meïmarakis a manqué son pari, après des sondages encourageants. Il a reconnu sa défaite, lors d'une intervention télévisée.

19h49 : @anonyme C'est tout le sel des discussions en cours. Avec son score important, Syriza n'a pas besoin de beaucoup de renforts pour composer son gouvernement. Les souverainistes de l'Anel pourraient en effet suffire.

C'est tout le sel des discussions en cours. Comme je vous le disais plus tôt, le Pasok a conditionné sa participation à celle du Nouveau Démocratie, une hypothèse rejetée par Syriza.

19h48 : Le Syriza aurait 144 sieges d'apres les projections du Minstere de l'Intérieur à 22% des bulletins dépouillés. La majorité à la Vouli est de 150 sieges Tsipras peut il compter a nouveau sur le parti souveraiste ANEL ?

19h41 : Le leader de Nouvelle Démocratie Vangelos Meïmarakis félicite Alexis Tsipras pour sa victoire.

19h40 : Voici des résultats officiels, cette fois, communiqués par le ministère de l'Intérieur après le dépouillement de 20% des voix.

Pour le moment, Syriza est en tête avec 35,35 % des voix (114 sièges en projection), devant Nouvelle Démocratie (28,18%, 75 sièges), les néo-nazis d'Aube Dorée (7,29%, 20 sièges), le Pasok socialiste (6,53%, 17 sièges) et le KKE communiste (5,5%, 15 sièges).

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