Fort McMurray : les feux en perte de vitesse d'après le gouvernement

(Près de 100.000 personnes ont déjà été évacuées depuis une semaine © REUTEURS/Mark Blinch)

Ces dernières heures, le feu a progressé plus lentement assurent les autorités. 1 610 km² ont tout de même été détruits. Les habitants continuent de prendre la route, laissant une ville fantôme derrière eux.

Le premier ministre de l'Alberta se veut rassurant, les feux avancent "bien plus lentement" ce dimanche. Mais 1 610 km² de forêt ont tout de même été brûlés. Le feu qui ravage la région de Fort McMurray a été surnommé "The Beast". Très difficile à contrôler, il pourrait durer des mois. Quelques centaines de kilomètres plus au sud, sur la seule route qui permet de quitter la région sinistrée, l'envoyé spécial de France Info a rencontré Edna, l'une des rescapés qui ont été piégés par les flammes pendant plusieurs jours au nord de Fort McMurray.

Elle a décrit une "ville dévastée ". Arin, qui elle aussi a dû traverser la cité pétrolière pour fuir vers le sud, y a vu "des immeubles détruits, des stations-services qui ont explosé, la forêt détruite. Tout n'est plus que dévastation".

Fort McMurray "n'est plus vivable, c'est une ville-fantôme, déserte ", a rapporté Robley, 41 ans, cuisinier sur une base de vie évacuée. "Le feu est arrivé en 5 heures, on a tout laissé, je n'ai plus que les vêtements que je porte sur moi. J'ai laissé toute ma vie derrière moi ". Robley continuera sa route vers Edmonton, plus au sud de l'Alberta. "Sans travail, sans rien: la résilience, il n'y a pas d'autre mot! "

Reportage sur la route de Fort McMurray de Benjamin Illy pour France Info
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Un travail titanesque pour les pompiers

Environ 1.000 pompiers luttent pour tenter de l'éloigner de la ville pétrolière, a décrit la correspondante de France Info au Canada Pascale Guéricolas et l'envoyé spécial Benjamin Illy. Pour sauver les quartiers résidentiels et bâtiments publics de Fort Mc Murray, ils laissent volontairement brûler des pans entiers de forêt.

Travaillant sans relâche, ils ne s’accordent que quelques heures de sommeil avant de repartir au combat.

Le capitaine Adam Bugden, très éprouvé, interrogé par la télévision de Radio-Canada, a exprimé sa gratitude envers ses collègues. 

"J’ai rencontré plus de héros ici que je pensais qu’il en existait avant le début de cette aventure" : le capitaine Adam Bugden sur ses collègues pompiers à Fort McMurray
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