Poutine rejette l'annulation des législatives réclamée par l'opposition

Vladimir Poutine lors d\'une réunion de soutien de ses partisans du Front populaire, le 27 décembre 2011 à Moscou (Russie). 
Vladimir Poutine lors d'une réunion de soutien de ses partisans du Front populaire, le 27 décembre 2011 à Moscou (Russie).  (YANA LAPIKOVA / RIA NOVOSTI / REUTERS)

Devant ses partisans, le Premier ministre russe a assuré qu'il n'était pas question "de discussions sur une révision" des élections, niant les accusations de tricherie.

Il ne lâche rien. Vladimir Poutine a rejeté mardi 27 décembre les appels de l'opposition à annuler les élections législatives de décembre, remportées par son parti Russie unie. "Les élections de la Douma [chambre basse du Parlement] sont terminées (...), il ne peut être question de discussions sur une révision", a assuré le Premier ministre à propos de cette revendication phare de l'opposition.

Lors d'un discours devant ses partisans du Front populaire, qui réunit diverses formations pro-pouvoir, l'homme fort de la Russie a encore balayé les accusations de fraudes.

"Je n'ai besoin d'aucune tricherie"

"En tant que candidat, je n'ai besoin d'aucune tricherie. Je veux que l'élection [présidentielle, en mars] soit la plus transparente possible. Et que ce soit clair pour tout le monde, je veux m'appuyer sur l'expression de la volonté populaire, sur leur confiance", a-t-il ainsi déclaré, espérant "mettre un terme à toutes ces insinuations"

Il a toutefois estimé que l'opposition avait la possibilité de contester les résultats des législatives au tribunal. Mais ses détracteurs dénoncent une justice sous contrôle.

L'opposition inaudible, selon Poutine

Vladimir Poutine a également minimisé l'importance du mouvement de contestation, emmené par trois fortes personnalités. Entre 70 000 à 100 000 personnes ont manifesté à Moscou samedi, selon les estimations des médias, pour réclamer des élections libres ainsi que l'annulation des résultats des législatives du 4 décembre, émaillées de fraudes selon eux.

"Quel est le problème ici ? [Les opposants] n'ont pas de programme unifié, pas de moyens clairs et compréhensibles d'atteindre des objectifs qui ne sont pas clairs non plus, et n'ont pas de gens capables de faire des choses concrètes", a rétorqué le Premier ministre russe. 

Un mini geste d'apaisement ?

Dans le même temps, Dmitri Medvedev a nommé Vladislav Sourkov, l'un des plus puissants conseillers de Poutine en matière de politique intérieure, au poste de "vice-Premier ministre chargé de la modernisation".

Le 23 décembre, cet "idéologue du Kremlin" avait estimé qu'on ne pouvait pas "simplement balayer les opinions [des manifestants] de manière arrogante". Manifestants qu'il decrivait comme "la meilleure part de notre société, ou plutôt la plus productive". Comme le cite l'Express, il prône l'engagement de réformes afin que le régime regagne son "autorité morale". 

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