VIDEO. La bénédiction "urbi et orbi" très politique de Benoît XVI

Francetv info

Le pape a donné sa bénédiction de Noël, ce matin. Il a notamment parlé de la Syrie, de la Palestine et de la Chine.

Le pape n'oublie pas qu'il est un chef d'Etat. Benoît XVI a appelé mardi 25 décembre, lors de sa bénédiction "urbi et orbi" pour Noël, les belligérants syriens à "chercher une solution politique" en cessant de verser le sang, et lancé un appel à l'immense Chine pour qu'elle s'ouvre aux religions.

"Oui, que la paix germe pour la population syrienne, profondément blessée et divisée par un conflit qui n’épargne pas même les personnes sans défense et fauche des victimes innocentes", a lancé le pape de la loggia de la basilique Saint-Pierre, devant des dizaines de milliers de fidèles réunis par un temps couvert et doux sur la place Saint-Pierre.

"Je fais appel pour que cesse l’effusion de sang, que soient facilités les secours aux personnes déplacées et aux réfugiés et que, par le dialogue, soit recherchée une solution politique au conflit", a déclaré le pape. "Que la paix germe aussi sur la terre où est né le rédempteur et qu’il donne aux Israéliens et aux Palestiniens le courage de mettre fin à trop d’années de lutte et de divisions, et d’entreprendre avec décision le chemin de la négociation".

Un appel aux nouveaux dirigeants chinois

Joseph Ratzinger a aussi évoqué le Nord de l’Afrique qui, avec le Printemps arabe, "traverse une profonde transition à la recherche d’un nouvel avenir". Il a notamment cité l'Egypte, pays du monde arabe où les chrétiens -coptes- sont les plus nombreux : "Une terre aimée et bénie par l’enfance de Jésus, où les citoyens doivent construire ensemble une société fondée sur la justice, le respect de la liberté et de la dignité de chaque personne".

Benoît XVI a par ailleurs lancé un appel remarqué aux "nouveaux dirigeants chinois" pour qu'ils "mettent en valeur l'apport des religions" dans tout le pays, alors que des tensions sont apparues ces dernières années entre Chine et Vatican. Le Christ, a-t-il dit, "porte son regard sur les nouveaux dirigeants de la République populaire de Chine pour la haute charge qui les attend. Je souhaite que celle-ci mette en valeur l’apport des religions, dans le respect de chacune, de sorte qu’elles puissent contribuer à la construction d’une société solidaire."

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