Un arsenal découvert chez un jihadiste présumé abattu par la police belge

Une partie de l\'arsenal saisi le 26 mars 2012 par la police à Anderlecht (Belgique).
Une partie de l'arsenal saisi le 26 mars 2012 par la police à Anderlecht (Belgique). (POLICE BELGE / FTVI)

Cet Algérien de 30 ans, tué sur une autoroute en Belgique après une course-poursuite, était surveillé depuis quatre ans par la DCRI.

Un arsenal impressionnant. Kalachnikovs, fusils à pompe, mais aussi clous, casques à visée nocturne, cartouches de gros calibre ont été saisis par la police belge chez un Algérien de 30 ans à Anderlecht, rapporte la RTBF mercredi 27 mars.

L'homme avait été abattu dans la nuit de mardi à mercredi sur l'autoroute A8 entre Tournai et Bruxelles, après une course-poursuite avec la police. Connu dans le milieu du grand banditisme, il est également suspecté d'appartenir à des groupements terroristes. Une éventualité corroborée par les drapeaux retrouvés chez lui portant la profession de foi musulmane écrite en arabe : "Il n'y a de Dieu que Dieu et Mohamed est son messager". La typographie de l'un d'eux rappelle les drapeaux des partisans d'Al-Qaïda, ajoute la RTBF.

Surveillé par la DCRI depuis quatre ans

L'enquête a permis de démontrer que l'homme achetait du matériel militaire et divers accessoires, comme des vêtements en Kevlar ou des viseurs longue distance. Elle a également établi un lien entre le suspect et un vol à main armé commis dans un restaurant de Bruxelles le 21 mars. Huit armes avaient été volées et deux coups de feu tirés.

Selon TF1.fr, l'homme est surveillé par la DCRI depuis qu'il est rentré d'un voyage en Afghanistan, en 2009. Il s'était alors installé dans le nord de la France. Après un séjour avec son frère à Gaza en 2012, où il avait rencontré des membres du Hamas, il s'était installé en Belgique afin de monter un réseau jihadiste.

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