Un Afghan accusé de terrorisme a été arrêté en Italie, des suspects recherchés

Des repérages avaient été effectués dans centre commercial du quartier Santa Caterina de Bari (Italie), indique la presse italienne, mardi 10 mai 2016.
Des repérages avaient été effectués dans centre commercial du quartier Santa Caterina de Bari (Italie), indique la presse italienne, mardi 10 mai 2016. (GOOGLE STREET VIEW)

Les enquêteurs ont découvert de nombreuses photos de lieux et d'armes. La cellule terroriste présumée est accusée d'avoir voulu frapper plusieurs pays, dont l'Italie et le Royaume-Uni.

Deux Afghans de 23 et 29 ans ont été arrêtés à Bari (Italie), mardi 10 mai, indique la presse italienne, dont La Stampa (en italien). L'un est accusé d'avoir voulu préparer des attentats en Italie et ailleurs en Europe, tandis que l'autre a été arrêté pour trafic de migrants. Trois autres personnes, deux Afghans et un Pakistanais, sont recherchées.

Des photos d'armes et des vidéos de propagande

L'enquête a débuté en décembre, quand des carabiniers ont interpellé quatre Afghans qui filmaient dans un centre commercial de Bari et saisi leurs téléphones portables. Sur ces appareils, ils ont trouvé des vidéos du centre commercial mais aussi de l'aéroport et du port de Bari, ainsi que des images de sites à Rome, à Paris et à Londres. "Il s'agit de photos apparemment insignifiantes mais mises ensemble, elles forment une série de repérages de sites sensibles", a expliqué le procureur Roberto Rossi.

Les téléphones contenaient aussi des images de véhicules militaires et d'armes – l'un des prévenus pose ainsi avec un MS16 – ainsi que des vidéos de propagande des talibans et des chants de préparation au martyre. Les enquêteurs ont aussi retrouvé et déchiffré une comptabilité correspondant à un trafic de migrants en Italie, mais aussi en Hongrie ou encore à Calais.

Un iPhone recèle encore des secrets

En revanche, l'un des téléphones a gardé ses secrets : il s'agissait d'un iPhone que les enquêteurs n'ont pas réussi à débloquer. Le procureur l'a d'ailleurs regretté lors de sa conférence de presse, en expliquant que le respect de la vie privée ne pouvait rester inviolable quand la sécurité était en jeu. Le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Alfano, a salué dans un communiqué "un succès d'enquête de haut niveau", en rappelant qu'aucun pays n'était à "risque zéro".

Les deux Afghans arrêtés avaient obtenu un titre de séjour humanitaire en Italie. Le premier l'avait obtenu en 2011. Quant au second, qui résidait encore dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile, il l'avait obtenu la semaine dernière. Comme le relève La Repubblica, l'un des suspects avait pris un selfie en compagnie du maire de Bari, le 10 septembre 2015, lors d'une marche de soutien aux immigrés.

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