Ukraine : manifestation de soutien au président

(Gleb Garanich Reuters)

Plusieurs milliers de partisans du président urkrainien Viktor Ianoukovitch se sont mobilisés ce samedi à Kiev pour contrer l'opposition pro-européenne, rassemblée place de l'Indépendance depuis plusieurs semaines. Seuls quelques centaines de mètres séparaient les deux groupes. Certains manifestants indiquent que de l'argent leur a été promis contre leur présence.

Il étaient 200.000 selon les organisateurs, 60.000 selon la police, 15.000 à 20.000 selon le reporter de France Info sur place. Quelques dizaines de milliers de partisans du président ukrainien Viktor Ianoukovitch se sont rassemblés ce samedi sur la place de l'Europe à Kiev. Ils se trouvaient donc à quelques centaines de mètres de l'opposition pro-européenne qui campe depuis plusieurs semaines sur la place de l'Indépendance.

"Ianoukovitch est ce que nous avons de mieux pour le moment"

"Nous sommes venus soutenir le président et l'ordre ", explique une des manifestantes Maria Nikolaïeva. "Ianoukovitch est ce que nous avons de mieux pour le moment ". Dans la foule, les partisans agitent des drapeaux du parti mais ils ne sont pas très enthousiastes.

Des manifestants payés

"On nous a trompés ", déclare une retraitée qui elle aussi participe au ressemblement de soutien. "On nous a dit que cette manifestation serait pour la paix et l'unité de l'Ukraine, et sur place il s'est avéré que c'est un rassemblement pour le Parti des régions ", celui du président.

"Les organisateurs ont promis de nous payer 250 hryvnias (environ 20 euros), poursuit la retraité. Je ne les ai pas encore touchés. "

Sur une place voisine, des chants retentissent parmis les opposants. Depuis plusieurs semaines, ils protestent contre la décision du président de ne pas signer un accord d'association avec l'Union européenne.

Manifestation géante dimanche

Ce dimanche, les contestataires prévoient une manifestation géante. Et ce, malgré l'annonce ce samedi du limogeage du maire de Kiev, Olexsandr Popov et d'un autre haut responsable. Il est reproché aux deux hommes d'avoir ordonné la répression policière brutale du 30 novembre.

Alors que les États-Unis réfléchissent à des sanctions contre l'Ukraine en cas de répression des manifestations, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé une "réaction hystérique ". "Le fait que nos partenaires occidentaux aient apparemment perdu tout sens des réalités me rend triste " a-t-il déclaré à la télévision russe.

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