Cameron veut que les Britanniques décident par référendum s'ils veulent rester dans l'UE

Le Premier ministre britannique, David Cameron, à Londres, le 21 janvier 2013.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, à Londres, le 21 janvier 2013. (CARL COURT / AFP)

Le Premier ministre doit annoncer mercredi qu'il souhaite un référendum à l'horizon 2015-2017, après les prochaines élections.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, va s'engager mercredi 23 janvier à consulter ses compatriotes à l'horizon 2015-2017 sur le maintien ou pas du Royaume-Uni dans une UE réformée qui aurait préalablement renégocié ses liens avec Londres. C'est une information de l'AFP, qui s'est vu remettre des extraits d'un discours fournis par les services du chef de file des conservateurs.

Cameron s'engage à inscrire dans le futur manifeste de son parti pour les élections de 2015 la "négociation d'un nouvel arrangement avec [les] partenaires européens" de son pays. En cas de victoire électorale, il promet de consulter par référendum ses concitoyens sur le nouveau contrat avec Bruxelles "dans la première moitié de la prochaine législature" (2015-2019).

Cameron prend le parti des eurosceptiques

Le discours, reporté de mois en mois, devait initialement être prononcé vendredi dernier à Amsterdam. Il a été repoussé à mercredi et déplacé à Londres en raison de la crise provoquée en fin de semaine dernière par la prise d'otages en Algérie. Dans son discours particulièrement attendu, David Cameron assure sa préférence pour le maintien de son pays au sein d'une Europe remodelée "afin de répondre aux défis qui se posent à elle". "Si nous ne répondons pas à ces défis, le danger est que l'Europe échoue et que les Britanniques se dirigent vers la sortie", prévient-il.

"Une fois les nouvelles relations [entre le Royaume-Uni et l'UE] renégociées, nous consulterons les Britanniques par référendum en leur proposant un choix très simple, pour ou contre le maintien dans l'UE, sur la base du nouvel arrangement", va indiquer le chef du gouvernement.

Il paraît ainsi accéder au souhait des eurosceptiques dans son camp, mais aussi aux aspirations actuelles des Britanniques, aujourd'hui majoritairement partisans d'un "Brixit", contraction de "British exit" (sortie britannique).

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