Travailleurs détachés : ces patrons qui disent non

France 2

Emmanuel Macron est en déplacement en Europe de l'Est. Il va en profiter pour aborder le thème des travailleurs détachés avec ses collègues autrichiens, roumains et bulgares.

Cette entreprise de BTP lyonnaise n'embauche des ouvriers que sous contrat français. Une contrainte pour son patron : beaucoup d'appels d'offres lui filent entre les mains. "Ici, on peut estimer que la moitié des bâtiments ont été construits avec l'emploi de travailleurs détachés, on n'est pas compétitif", indique Lionel Duchamps, dirigeant de la société Simonetti. Aujourd'hui, ils sont 25 salariés, mais sans la concurrence des travailleurs détachés, la société pourrait doubler son effectif.

Une question d'éthique

Pour ce dirigeant, c'est avant tout une question d'éthique. "On emploie des gens en France, qui ne sont pas forcément Français, mais on les emploie selon les critères français et on joue les règles du jeu de la France. Donc c'est très simple, il faut que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde", continue-t-il. Se priver de travailleurs détachés n'est pas simple. Le surcoût sur un chantier est de 10 à 20%. Le prix de ses convictions.

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