Brexit : "Vos papiers s’il vous plait"

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne au printemps prochain devrait poser de nombreux problèmes aux frontières. C’est le cas notamment avec la France, où les douaniers seront en première ligne.

En cas de rupture brutale, il n’y aura pas de rétablissement de visa entre la Grande-Bretagne et la France, mais les frontières pourraient être rétablies, comme dans les villes portuaires. À Calais (Pas-de-Calais), des vagues successives de camions débarquent 24h/24 au gré des ferrys qui arrivent de Douvres (Royaume-Uni). Et il est déjà impossible de tout contrôler pour les douaniers. Mais avec le Brexit, cela devrait s’empirer. L’État a prévu d’embaucher 700 douaniers supplémentaires et se veut rassurant, invoquant l’anticipation pour "fluidifier le trafic".

Doutes chez les douaniers

Seulement, chez les douaniers, on n’est pas si optimistes. "Dans cinq mois, ce sera impossible. Pour la simple et bonne raison que pour contrôler une frontière hors de l’UE, il faut recruter des douaniers, les former et il faut des installations. Et tout ça ne peut pas sortir de terre dans trois mois", clame David Caron, secrétaire général de la CFDT douane.
Des embouteillages monstres pourraient avoir lieu à Calais dans quelques mois, et dans la ville, on pointe du doigt la responsabilité de Bruxelles. La ville a proposé un terrain pour le futur centre de douanes, mais aucune réponse n’a encore été donnée.

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