Brexit : deux camps s'opposent au sein de l'Union européenne

Les 27 ont décidé d'accorder à Theresa May un nouveau délai afin de lui permettre de négocier un accord de retrait avec les députés britanniques. 

"Cela rassemble un peu à une cotte mal taillée. Entre la volonté de cinq pays, la France en tête, qui voulaient un délai court, et une majorité de chefs d'États qui préconisait un délai beaucoup plus long. Emmanuel Macron est resté très ferme durant ces quatre heures de négociations mercredi 10 avril en demandant un délai de trois mois pour éviter trop de perturbations de l'Union européenne et pour pouvoir tourner la page", détaille le correspondant de France 2 à Bruxelles Valéry Lerouge jeudi matin. 

La poire coupée en deux

"Face à lui, 17 chefs d'États demandaient un délai de 9 mois ou un an comme pour mettre le Brexit au congélateur et effrayer les partisans d’un Brexitdur puis les inciter à signer cet accord plutôt que de rester trop longtemps dans l'Union européenne. Au final, ils ont coupé la poire en deux, ce sera six mois. Cela a le mérite de laisser du temps à Theresa May pour tenter d'organiser sa sortie, tout en évitant au Royaume-Uni de pouvoir influencer le choix du futur président de la Commission européenne ou les futures décisions budgétaires. Tous les scénarios restent ouverts et rien ne dit que ce deuxième report sera le dernier", conclut Valéry Lerouge. 

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