Sarkozy se sert de l'Espagne comme épouvantail, les PS français et espagnol s'indignent

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François Hollande répond à l'attaque de Nicolas Sarkozy pour qui la France serait dans la situation économique de l'Espagne si le socialiste était élu. Des propos qui provoquent des remous de l'autre côté des Pyrénées.

"Bel exemple de solidarité européenne qu'a donné une nouvelle fois le candidat sortant" , commente François Hollande. Il répond à l'attaque de Nicolas Sarkozy qui déclarait jeudi que la France serait dans la situation économique de l'Espagne si son adversaire socialiste était élu.

François Hollande répond sur le terrain économique, estimant que "le risque, ce serait de poursuivre la même politique"  :

"Au nom de quelle gestion vient-il donner quelque leçon que ce soit ? C'est lui qui a augmenté la dette de 600 millions d'euros, qui a creusé les déficits qui laissent un pays perclus de déséquilibres multiples : déséquilibre de la balance commerciale — 70 milliards d'euros, de découverts de l'Unedic 15 milliards d'euros, déficit de la Sécurité sociale, de l'Assurance maladie, dix milliards d'euros — et il viendrait, là, dire un risque pour le pays s'il y avait l'alternance ?"

Gouvernement et Parti socialiste espagnols réagissent

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dont l'ancien Premier ministre José Luis Zapatero était issu, critique aujourd'hui le président Français. Par ailleurs, il demande à Mariano Rajoy de "condamner les propos de Nicolas Sarkozy" et de "défendre le pays sur la scène internationale" . Ainsi la porte-parole du PSOE, Soraya Rodriguez (chez nos confrères d'El Pais ), dénonce "l'utilisation partisane des problèmes rencontrés par l'Espagne" .

Dès le lendemain de la prestation du président-candidat, le ministre espagnol de l'Économie avait répliqué. Luis de Guindos expliquait qu'établir un lien entre les politiques économiques française, espagnole et grecque était "un non-sens" . Il avait balayé d'un revers de main ces déclarations qui ne sont que "des propos de campagne électorale" , destinés à effrayer les électeurs français selon lui.

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