Rumeurs de démission de Berlusconi, qui dément via Facebook

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La démission de Silvio Berlusconi : une question d'heures ? La rumeur court depuis le début de matinée, relayée par des journalistes proches du pouvoir italien. La Bourse de Milan avait même salué la perspective en remontant dans le vert. Mais le Premier ministre a lui-même coupé court aux rumeurs, sur Facebook.

"Les rumeurs sur ma démission sont dénuées de tout fondement", peut-on lire sur la page officielle du chef du gouvernement italien sur Facebook.

La rumeur d'une démission du "Cavaliere" avait été propagée dans la matinée par deux journalistes proches du Premier ministre italien. "C'est une question d'heures, certains disent de minutes", assurait ainsi Giuliano Ferrara, rédacteur en chef du quotidien Foglio et ancien ministre proche de Berlusconi.
A la mi-journée, la Bourse de Milan avait même salué cette perspective : après avoir ouvert en baisse en début de séance, les valeurs italiennes se ressaisissaient et repassaient dans le vert, dopée par la nouvelle.

Une dette publique de 1.900 milliards d'euros

Le président du Conseil, qui refuse donc de quitter le pouvoir, n'a plus qu'une journée pour convaincre les dissidents de sa majorité de lui maintenir leur confiance. Un vote négatif, mardi, de la Chambre des députés sur les finances publiques italiennes rendrait intenable la position de Silvio Berlusconi.
Les journaux estiment le nombre de dissidents entre 20 et 40 au sein de la majorité. Largement suffisant pour renverser le gouvernement et son chef, âgé de 75 ans.

Troisième économie de la zone euro, l'Italie est depuis plusieurs mois présentée comme le prochain Etat de l'Union européenne menacé par la crise de la dette. Un défaut de paiement de Rome serait catastrophique pour la zone euro en raison de la taille de l'économie italienne et de sa dette publique de 1.900 milliards d'euros, représentant 120% de son PIB.

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