Rosetta : cinq sites retenus pour poser le robot Philae

(Le robot Philae devra être déposé sur la comète en novembre prochain © Maxppp)

Nouvelle étape dans la mission Rosetta. Quelques semaines après avoir été mise en orbite autour de la comète Tchourioumov-Guérassimenk , la sonde spatiale doit y déposer le petit robot Philae. Lundi, les scientifiques ont annoncé avoir défini cinq zones d'atterrissages possibles.

A plus de 405 millions de kilomètres de la Terre, la sonde Rosetta a envoyé assez de données à l’Agence spatiale européenne (ESA) et au CNES de Toulouse pour qu'ils définissent cinq zones d'atterrissages possibles pour Philae, un petit robot conçu pour perforer la surface poussièreuse de la comète Tchouri ; une première dans l’histoire de l'exploration spatiale qui permettra peut-être de comprendre en partie l’évolution du système solaire. 

Les scientifiques ont jusqu’à novembre pour sélectionner celle qui accueillera Philae, avant que la comète de ne se rapproche trop du soleil.

La surface "doit être aussi peu chaotique que possible ", soulignait début août l'astrophysicien Philippe Lamy, et d'une taille à peu près équivalente "à deux terrains de football ". Le robot doit également être assez proche de Rosetta pour communiquer avec elle, et être assez exposée au soleil pour que ses batteries puissent se recharger, révèle l’ESA dans un communiqué. Une fois au sol, Philae devra s’accrocher à la surface grâce à des harpons, et éviter les rebonds qui peuvent lui être fatals, du fait de la micro-gravité.

Etudier la comète in situ

Caméras, foreuse, spectromètre… Philae est équipé de dix d'instruments qui semblent fonctionner parfaitement. Ce robot permettra d’étudier l’évolution de la comète à l’approche du soleil, et récoltera des données in situ sur ce rocher, véritable mine d’informations pour les scientifiques.  

"Ces objets en apesanteur sont les plus primitifs du système solaire ", expliquait lors de la mise en orbite de la sonde Rosetta Francis Rocard, astrophysicien et responsable du programme d’exploration du système solaire au CNES. “On s’interroge [pour] savoir si l’eau et le carbone cométaires ne seraient pas à l’origine d’une partie de l’eau et du carbone sur terre ”, expliquait l'astrophysicien.

La sonde spatiale terminera sa mission en décembre 2015, mais d’ici là vous pouvez continuer de suivre les aventures de Philae sur son compte Twitter:

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