Rome : manif pour la liberté de la presse

Manifestation à Rome le 03 octobre 2009 pour défendre la liberté de qla presse
Manifestation à Rome le 03 octobre 2009 pour défendre la liberté de qla presse (© AFP/FILIPPO MONTEFORTE)

Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés samedi à Rome pour "défendre la liberté de la presse"

Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés samedi à Rome pour "défendre la liberté de la presse"Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés samedi à Rome pour "défendre la liberté de la presse"

"Nous avons fait le compte de tous les participants et on me dit que nous sommes 300.000", a clamé l'un des participants devant une foule compacte rassemblée sur l'immense Piazza del Popolo, au coeur de la capitale.

La préfecture a avancé le chiffre de 60.000 manifestants réunis à l'appel de la Fédération de la Presse et de la gauche italienne.

Devant un podium barré du slogan "Le droit de savoir, le devoir d'informer", se sont succédés les organisateurs de la manifestation, responsables de la Fédération nationale de la presse - qui regroupe les syndicats de journalistes -, la CGIL, plus gros syndicat de salariés, et le Parti démocratique (PD).

Sous des ballons géants aux couleurs de l'Italie, les manifestants se pressaient avec quelques pancartes "Berlusconi nuit à la santé", "Liberté de la presse".

Les manifestants entendent protester contre "les conflits d'intérêt" dans les médias, visant notamment le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, qui contrôle de facto les télévisions publiques et détient trois chaînes privées.

Ils dénoncent également "les attaques contre la presse" du Cavaliere. Celui-ci a porté plainte contre plusieurs journaux en Italie, en Espagne et en France, après la publication d'informations sur des scandales sexuels dans lesquels il serait impliqué.

Sa majorité s'en est pris également violemment ces derniers jours à la RAI, télévision publique, demandant la suppression pure et simple d'une émission de débats et appelant à boycotter la redevance.

Silvio Berlusconi a qualifié cette manifestation de "farce absolue", estimant que "la liberté est beaucoup plus grande en Italie que dans n'importe quel autre pays occidental".