Regain de tensions autour du rocher de Gibraltar

(Jon Nazca Reuters)

La création d'un récif artificiel pour bloquer les pêcheurs espagnols a réveillé un conflit territorial vieux de trois siècles. Madrid a riposté en menaçant d'instaurer un droit de péage routier.

Gibraltar, c'est une toute petite enclave britannique à l'extrême sud de l'Espagne qui complique périodiquement les relations entre Londres et Madrid. A l'origine de ce regain de tensions, la construction par les autorités de Gibraltar d'un récif artificiel en béton dans la Méditerranée pour mettre
fin aux incursions dont sont accusés les pêcheurs espagnols.

"Des déclarations que l'on pourrait attendre
de la Corée du Nord"

La réaction de Madrid n'a pas tardé. Elle a menacé d'instaurer un droit de péage routier de 50 euros à la
frontière du territoire britannique. "Nous avons assisté ce week-end à des
tentatives d'intimidation d'un style que nous n'avions pas vu
depuis un certain temps"
, a déclaré le chef du gouvernement de Gibraltar, 
Fabian Picardo, dans une interview radiophonique à la BBC. Et il est allé jusqu'à comparer les déclarations du ministre espagnol des
Affaires étrangères José
Manuel Garcia-Margallo "à des déclarations que l'on pourrait attendre
de la Corée du Nord plutôt que de la part d'un partenaire
européen".

Car Gibraltar appartient à la communauté européenne, même si le Rocher n'en applique pas toutes les lois. Quant au Premier ministre britannique David
Cameron, il s'est dit "très préoccupé" **

 

 

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