Référendum sur la dette grecque : les réactions

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Le Premier ministre grec Georges Papandréou annonce l'organisation d'un référendum sur le nouveau plan d'aide européen, conclu la semaine dernière à Bruxelles. Cet accord prévoit d'effacer la moitié de la dette grecque. _ Une consultation surprise qui devrait avoir lieu début 2012 et qui provoque de nombreuses réactions en Europe.

Georges Papandréou joue un jeu dangereux. En effet le pari de demander au peuple grec s'il valide l'accord d'aide signé à Bruxelles la semaine dernière est risqué : selon un sondage, une majorité de grecs jugent "négatives", les décisions du sommet européen.

Pour Marc Touati, directeur général d'Assya compagnie financière, cette décision est très risquée. "Un "Non" peut conduire à une sortie de la Grèce de la zone Euro", analyse Marc Touati. Pour l'économiste chypriote Christopher Pissarides, lauréat du prix Nobel, un rejet du plan d'aide augurerait mal de l'avenir de la Grèce au sein de l'euro. "Ce serait mauvais pour l'Union européenne et la zone euro en particulier, mais pire encore pour la Grèce", dit-il.

Philippe Dessertine, directeur de l'institut de de Haute Finance redoute les conséquences d'une victoire du "Non". Mêmes inquiétudes du côté des analystes financiers. "Que va-t-il se passer si le peuple dit "Non"? Le risque est que la communauté internationale coupe l'arrivée d'argent et que le pays finisse par quitter l'euro. Il y a de quoi inquiéter sérieusement les investisseurs", a commenté à Francfort Christoph Weil, analyste de Commerzbank.

Caroline Caldier, avec agences

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