Référendum sur la dette grecque: le précédent islandais

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En annonçant hier soir l'organisation d'un référendum sur l'accord européen sur la dette grecque, le Premier ministre grec Georges Papandréou a pris un risque politique. Les derniers sondages montrent l'opposition d'une majorité de la population à ce plan européen. Et il y a un précédent: en mars 2010 comme en avril 2011, les Islandais s'étaient opposés à une large majorité au plan de remboursement de la dette de la banque Icesave. Une question qui complique aujourd'hui l'entrée de l'Islande dans l'Union européenne.

A l'origine des référendums islandais, la faillite en 2008 de la banque
Icesave, une des conséquences de la crise financière. L'Islande avait dû nationaliser cette banque et assumer quatre milliards d'euros de dette. Dans le même temps, la Grande Bretagne et les Pays-Bas remboursaient leurs 340.000 compatriotes clients de cette banque islandaise, eux aussi victimes de cette faillite. Avant de demander à l'Islande le remboursement de ces dépenses.

Un accord entre les trois gouvernements avait été trouvé mais devant la mobilisation de la population, le président de la République d'Islande avait décidé de le soumettre à référendum. La population sera même consultée deux fois, deux fois elle répondra non, par 93% des voix en mars 2010, par 60% en avril 2011.

Aujourd'hui, ce contentieux financier qui compliquait les négociations d'adhésion de l'Islande à l'UE, semble en passe d'être réglé puisque la maison mère d'Icesave, la banque Landsbanki, assure avoir récupéré des fonds suffisants pour rembourser toutes “les réclamations
prioritaires.”

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