Quand la "démission au ralenti" de Berlusconi envenime la crise

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Le départ annoncé -mais non daté- du président du Conseil italien n'a pas suffi à désamorcer la crise. La Bourse de Milan a encore plongé hier, et les taux italiens, atteint de nouveaux sommets. Une tourmente qui commence à toucher la France...

L'effet "démission" de Silvio Berlusconi n'a pas duré longtemps. Quand le Cavaliere a annoncé son départ prochain, les marchés ont repris des couleurs, mais "cette démission au ralenti", comme l'appelle le quotidien Corriere della Sera , a vite eu raison de ce vent d'optimisme. Inquiets de la réalité de ce départ, ils ont replongé. Hier soir, les places financières européennes ont perdu en moyenne 2%. Et la Bourse de Milan, de 3,78%. Le taux à 10 ans des obligations italiennes enfin a franchi un nouveau record, franchissant la barre insoutenable des 7%.

Le président italien Girgio Napolitano a pourtant tenté hier d'appaiser les esprits, en assurant que la démission de Silvio Berlusconi était acquise. Et que les réformes promises seraient adoptées "d'ici à quelques jours ". La Chambre des députés devrait se prononcer samedi ou dimanche au plus tard.

La France attaquée à son tour

Mais la contagion gagne. Prochaine sur la liste, selon les économistes : la France, deuxième économie de la zone euro. Hier, elle a aussi été l'objet des attaques des marchés. Et ses taux d'intérêt ont flambé. Ils enregistrent un écart avec les taux allemands, qui n'ont jamais été aussi hauts depuis plus de 20 ans.

Pourtant, même l'Allemagne est menacée par cette défiance généralisée. Et tente de se convaincre, à l'instar de la fédération des exportateurs allemands, que "oui, il y a une vie pour l'Allemagne après l'euro ". José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, néanmoins, garde le cap, martelant que la monnaie unique est "le coeur de l'UE ".

 

 


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