Pour la première fois de son histoire, la police islandaise ouvre le feu et tue un homme

Deux policiers montent la garde devant le Parlement islandais, le 1er octobre 2010, durant une manifestation contre les effets de la crise financière, à Reykjavik.
Deux policiers montent la garde devant le Parlement islandais, le 1er octobre 2010, durant une manifestation contre les effets de la crise financière, à Reykjavik. (HALLDOR KOLBEINS / AFP)

Une équipe d'intervention spécialisée a pénétré, lundi, dans l'appartement d'un homme qui s'était mis à tirer avec un fusil de chasse.

Le directeur national de la police évoque un incident "sans précédent". Pour la première fois de leur histoire, les forces de l'ordre islandaises ont tiré sur un homme, lundi 2 décembre, et l'ont tué. Ce pays de 322 000 habitants connaît l'une des criminalités les plus faibles au monde et ses policiers interviennent rarement armés.

La victime, un forcené d'une soixantaine d'années, s'était mise à tirer avec un fusil de chasse depuis l'appartement où il vivait seul, à Reykjavik, vers 3 heures du matin. Après avoir évacué l'immeuble, la police a tenté en vain d'établir un contact, puis lancé des grenades au gaz à travers ses fenêtres.

Avec les condoléances de la police

"Cela n'a pas marché et l'homme a commencé à tirer depuis les fenêtres de son appartement", a rapporté le directeur de la police de la capitale. Une équipe d'intervention spécialisée a pénétré dans l'appartement vers 6 heures. Elle a été accueillie par de nouveaux tirs, qui se sont fichés dans le casque d'un policier et dans le gilet pare-balles d'un autre. Ces derniers ont répliqué et touché l'homme, qui a succombé à ses blessures à l'hôpital, dans la matinée.

"La police regrette cet incident et présente ses condoléances à la famille", a déclaré le directeur national de la police. Une enquête a été ouverte pour déterminer les motivations du forcené.